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FOCUS – SOMAGEC : Un champion des émissaires en mer

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Leader dans des infrastructures portuaires et maritimes, pipes et émissaires, barrages et ponts, traitement de déchets, eau et énergie, routes en Afrique et en Amérique Latine, le Groupe SOMAGEC a marqué de son empreinte les projets de réalisation d’émissaires en mer au Maroc. Plus connu dans le secteur des chantiers portuaires, le groupe marocain présidé par Roger Sahyoun a également réalisé pratiquement tous les émissaires en mer dans le Royaume, cultivant au fil des années tout un savoir-faire dans ce domaine. Aujourd’hui, lui qui a exporté son expertise dans nombre de pays africains veut rayonner davantage dans le développement de ces types de projets sur le continent.

Roger Sahyoun, Président SOMAGEC Group

Roger Sahyoun, Président SOMAGEC Group

Depuis octobre 2019, la dépollution du littoral de Salé, près de Rabat, est une réalité. Ce projet, mis en place par la Redal (Groupe Veolia), permettra l’élimination complète des points de rejet d’eaux usées sur la côte. Cela grâce à un complexe antipollution composé d’une station de prétraitement et d’un émissaire marin, permettant l’évacuation des eaux prétraitées au large de Salé. Si la station de prétraitement permet de servir initialement une population de plus d’1 million d’habitants, le deuxième maillon de cette chaine de dépollution, en l’occurrence l’émissaire marin, réalisé par le Groupe SOMAGEC, assurera l’évacuation des eaux prétraitées au large de la mer à 2 km de la côte, et à 25 mètres de profondeur. Cet émissaire est constitué d’un tunnel d’une longueur de 800 m en conduite béton qui a été prolongée par une canalisation (en PEHD) sur une longueur de près d’un kilomètre, et un diffuseur de 250m situé à l’extrémité de l’émissaire. Aujourd’hui, ce chantier structurant a fini de permettre au littoral de Rabat-Salé de jouir d’un taux de dépollution de 100%, avec zéro point de rejet d’eaux usées brutes à la côte. En plus de l’aspect hygiène et santé, la mise en service de système de dépollution a eu un impact positif sur la préservation des ressources halieutiques, et de l’environnement de manière générale. Cela va encore favoriser le développement, le long de la côte Atlantique et des rives du Bouregerg, de projets touristiques et d’animation.

Tunnel en cours de réalisation

Tunnel en cours de réalisation

Au Maroc, la SOMAGEC a déjà travaillé sur la plupart des émissaires en mer comme celui de Mzar au sud d’Agadir en 2004, de Tétouan en 2007, de Tanger en 2008, de Rabat en 2009, d’El Jadida en 2011 ou encore de Sidi Bernoussi à Casablanca en 2014 (voir tableau). « Maintenant que les grandes villes côtières marocaines sont presque toutes équipées de systèmes de dépollution et les rejets marins sont déjà réalisés, SOMAGEC poursuit son développement dans la réalisation des ouvrages de prises d’eau de mer dans le cadre des projets de dessalement », souligne Roger Sahyoun, Président du Groupe
SOMAGEC, qui rappelle qu’un projet de conduite en mer constitue un maillon dans la chaîne d’un projet global. « Il peut s’agir soit d’un projet de dépollution de la côte où les différents rejets parasites sont collectés vers un site de traitement et d’épuration suivi par un rejet par un émissaire marin comme cela a été le cas dans la plupart des grandes villes marocaines, soit d’un projet de prise d’eau de mer ou rejet de saumure pour une usine de dessalement soit encore d’une prise d’eau de mer ou d’un rejet d’effluents pour des besoins industriels comme le refroidissement des installations d’une centrale électrique, ou autres », explique-t-il.

VOIR EGALEMENT : Grand entretien avec Roger Sahyoun, Président SOMAGEC Group

Logique que le Groupe SOMAGEC qui a déjà exporté son savoir-faire vers d’autres villes côtières africaines, notamment à Bata en Guinée Équatoriale à travers la réalisation en 2013 d’un émissaire marin à l’aval de la station d’épuration dans le cadre du projet global d’assainissement liquide, soit de plus en plus impliqué dans des projets de conduite en mer sur le continent. « Les perspectives sont donc nombreuses pour ce type d’ouvrage en Afrique où on voit de plus en plus les bailleurs de fonds et les gouvernements mettre l’accent sur les projets environnementaux visant à équiper les villes par des systèmes d’assainissement modernes », fait-il constater. Actuellement, le Groupe SOMAGEC participe à d’autres projets en cours qui sont au stade d’études ou d’appel d’offres, notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Mise en place du micro-tunnelier dans le puits

Mise en place du micro-tunnelier dans le puits

Leader dans des infrastructures portuaires et maritimes, pipes et émissaires, barrages et ponts, traitement de déchets, eau et énergie, routes en Afrique et en Amérique Latine, le Groupe SOMAGEC doit pour autant faire face à la concurrence dans le marché des émissaires en mer ou à certaines contraintes imposées lors des appels d’offres pour ces types de projets. « Les projets des émissaires sont comme les autres soumis à des procédures d’appel d’offres ouverts à la concurrence. Malheureusement, les études remises aux concurrents dans les dossiers d’appel d’offres manquent souvent des données dans la partie maritime (reconnaissances géotechniques, géophysiques, courantologie et données des houles, etc.). Ces données sont nécessaires au stade de la préparation de l’offre pour permettre le choix de la conception et la méthode de réalisation adaptées. Ces campagnes de reconnaissances en mer sont coûteuses et les donneurs d’ordres, en les occultant, repoussent le risque vers les entreprises qui soumissionnent sans avoir les moyens ni le temps de procéder à ces reconnaissances au stade de l’offre », regrette le Groupe SOMAGEC. Autre contrainte : le caractère sévère des conditions météorologiques le long des côtes Atlantique marocaines, qui est souvent sous-estimé par les entreprises ayant des expériences en mer calme.

Confection de la conduite au port de Mohammédia

Confection de la conduite au port de Mohammédia

Une méconnaissance qui se traduit souvent par le choix d’une méthodologie non adaptée motivée par la recherche d’une optimisation économique de l’offre sans se préoccuper de garantir la faisabilité de la solution et la pérennité de l’ouvrage. Ce qui n’est pas sans impacter le futur projet. « Cette approche conduit, après la découverte des difficultés en cours de réalisation, à des réclamations lourdes de conséquences sur le coût du projet et les délais de livraison. Le client se retrouve donc souvent pris au piège et forcé de poursuivre sans possibilité de se retourner », précise Roger Sahyoun.

Qu’offre alors SOMAGEC dans un tel contexte ?

« L’avantage de SOMAGEC réside dans sa connaissance et sa maîtrise de ces paramètres lui permettant de proposer à ses clients des solutions éprouvées compatibles avec les contraintes des sites tout en assumant pleinement les risques. Le partenariat avec des entreprises spécialisées dans leurs métiers renforce la capacité en ingénierie et innovation dans l’étude des solutions proposées. On peut donc conclure que le développement du savoir-faire interne à l’entreprise, conjugué à une recherche permanente de l’innovation dans l’ingénierie des projets, nous conduisent à une évaluation précise et optimisée des coûts permettant de faire face au contexte concurrentiel et de remporter et réaliser des projets en respectant les trois axes majeurs : Sécurité, Qualité et Coût », rassure le patron du groupe marocain, très passionné par la mer et qui parait intarissable quand il commence à expliquer les courants, le déplacement des houles ou l’érosion des côtes.

Les émissaires en mer réalisés par SOMAGEC au Maroc et leurs principales caractéristiques techniques

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