La police sud-africaine a annoncé avoir arrêté mercredi 15 avril, Kemi Seba, qui se présente comme un militant panafricain connu pour ses diatribes anti-occidentales, et surtout, anti-françaises, alors qu’il tentait de rejoindre l’Europe via le Zimbabwe avec l’aide des passeurs sud-africains.
Kemi Seba fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en décembre 2025 par le Bénin (dont il est originaire) pour avoir soutenu une tentative de coup d’Etat dans ce pays. Les autorités sud-africaines ont annoncé avoir lancé une procédure d’extradition.
Le citoyen béninois de 45 ans a été cueilli dans un centre commercial de Pretoria avec son fils de 18 ans et un ressortissant sud-africain, a révélé la police sud-africaine dans un communiqué. Kemi Seba vit aujourd’hui dans la clandestinité, il est beaucoup moins présent sur les réseaux sociaux depuis le coup d’Etat manqué au Bénin.
« Les premières investigations ont révélé qu’il serait un fugitif recherché en France et au Bénin pour des activités criminelles liées à des crimes contre l’Etat », indique le communiqué de la police sud-africaine.
Seba, né Stellio Gilles Robert Capo Chichi en France de parents béninois, a été déchu de sa nationalité française. Il critique ouvertement l’influence politique, économique et militaire française en Afrique de l’Ouest et a adopté une position résolument pro-russe, présentant Moscou comme un contrepoids à l’influence occidentale dans la région du Sahel.
La police sud-africaine a affirmé que Kemi Seba et son fils étaient aidés par un Sud-Africain qui aurait reçu environ 250.000 rands, soit 15.300 dollars, pour les aider à traverser le fleuve Limpopo et à se rendre au Zimbabwe, dans le but de rejoindre ensuite l’Europe. La police a également saisi des téléphones portables et environ 318.000 rands.
Seba a été nommé conseiller d’Abdourahamane Tchiani, chef de la junte au pouvoir au Niger, après que cet Etat a expulsé les forces françaises et les autres forces occidentales de son territoire. Lui, son fils ainsi que leur passeur ont été placés en détention provisoire jusqu’au 20 avril, selon le communiqué de la police sud-africaine.





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