Le Président gambien, Yahya Jammeh, croit dure comme fer que la menace contre son régime ne peut venir que de l’extérieur dans la mesure où à l’intérieur, il a le soutien de l’armée gambienne. Pour se prémunir des « complots venant de l’extérieur », il a décidé d’annuler le projet de construction d’un pont Tenda-Yelli Tenda, sur le fleuve Gambie. Ce pont devait relier la Gambie et le nord du Sénégal, et faciliter les échanges entre les deux pays. Cependant, malgré cet apport économique important que présage ce pont, Yahya Jammeh, estime qu’il va constituer « une brèche qui pourrait faciliter les ennemis armés de nuire à la Gambie », a-t-il déclaré, alors qu’il recevait les représentants des forces de sécurité et de hauts fonctionnaires du pays venus lui exprimer leur soutien après le putsch militaire avorté.
Les travaux de construction du port devaient être financés par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 65 millions USD. Les autorités gambiennes et le consortium Corsan-Covian-Arezki avaient signé une convention d’accord pour la réalisation de l’ouvrage au mois de novembre 2014.
Malgré cet accord, le Chef d’Etat gambien, estime aujourd’hui que le Sénégal est particulièrement menaçant pour lui, car plusieurs ex-militaires et agents de sécurité gambiens sont réfugiés dans le pays que dirige Macky Sall. Le 30 décembre 2014, le régime de Jammeh qui est à la tête de la Gambie depuis 21 ans à l’issue d’un putsch militaire en 1994, avait échappé à un coup d’Etat.





Gambie


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


