Pour faciliter les opportunités d’investissement dans la production d’oxygène en Afrique en période de crise sanitaire de Covid-19, Sahel Gaz du Sénégal a été sélectionné. Un appui technique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et de ses partenaires pour augmenter sa production dans le cadre du processus Initiative Pharmacie lui sera apporté.
Jane Karonga, responsable des affaires économiques de la CEA et chef de projet pour l’initiative pharmaceutique au niveau de la ZLECA, a dirigé du 31 décembre au 1 février une mission d’enquête à Dakar, au Sénégal pour rencontrer les dirigeants de Sahel Gaz, deuxième producteur de gaz médical au Sénégal. Le but de la mission était de permettre à l’équipe technique d’ECA Pharma de se familiariser avec la capacité de production de gaz médicaux de Sahel Gaz Ltd.
Sahel Gaz est une société anonyme au capital de 200 millions de FCFA productrice d’oxygène médical de qualité créée en 1991. L’objectif de la rencontre est de faciliter la possibilité d’investissement pour augmenter la production d’oxygène sur le continent africain, essentiel pour atténuer le Covid-19 et d’autres crises sanitaires d’ampleur.
Sahel Gaz, incontournable dans la sous région
Elle est le deuxième fournisseur d’oxygène médical au Sénégal, à la pointe de l’innovation. Elle conçoit des solutions de production d’oxygène sur site exclusivement pour les hôpitaux et les cliniques, adaptées aux établissements de santé de toutes tailles, avec une pureté d’oxygène de 99,99 %.
Sahel-Gaz a soutenu sans relâche le plus important centre épidémiologique de lutte contre le Covid-19 au Sénégal. Elle a également répondu aux nombreuses demandes soutenues des pays voisins, confrontés aux mêmes urgences médicales mais aussi aux mêmes enjeux d’approvisionnement en oxygène médical. Ces pays ont confirmé la nécessité d’une couverture régionale de la demande en oxygène médical. C’est dans cette conjoncture que Sahel Gaz a monté un projet d’installation d’une unité de production d’oxygène liquide d’une capacité de 4,4 tpj (tonnes par jour) en plus de la production d’oxygène d’une capacité de 4,275 tpj. Cela fera un total de 8,65 tpj d’oxygène et sera une plaque tournante pour la distribution d’oxygène médical au Sénégal et dans les pays limitrophes. «Nous sommes très enthousiastes à l’idée de cette collaboration car nous pouvons déjà voir ce que vous pouvez faire», déclare Jane Karonga à l’issue de sa visite. Et le représentant de Sahel Gaz, Mustapha Sene d’ajouter : «Vous avez une très bonne approche et nous apprécions le temps que vous avez pris pour venir ici et nous accompagner. Il est important pour le continent que nous voyions des entreprises plus organisées et ciblées. Cela ne peut que contribuer grandement à la croissance. Je crois que c’est le meilleur moyen de briser les barrières».
![Édito | Transport aérien : vers un renouveau de l’IATA ? [Par Jean-Louis Baroux] L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Saadia-Zahidi--320x150.jpg)
![Éclairage | Les investissements étrangers au Maroc et le cadre de garantie des transferts : le dispositif de la réglementation des changes – Partie I [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Depuis 2011, l'Office des changes a entrepris un travail de consolidation de ces instructions dans un corpus identifiable et facilement utilisable, tant par les professionnels que par les investisseurs étrangers. La dernière instruction générale en vigueur a été publiée en janvier 2026. Son préambule précise : « Les nouvelles dispositions visent, en particulier, à améliorer le climat des affaires, à promouvoir les exportations, à encourager l'investissement, à soutenir le développement du commerce électronique et à consolider les régimes relatifs aux voyages professionnels et personnels. »](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/IDE--320x180.jpg)
![Tribune | De Malacca à Ormuz : de la souveraineté littorale à la responsabilité partagée, repenser la gouvernance des détroits stratégiques [Par le professeur El Hassane Hzaine] En juin 2026, une fenêtre de paix s'est ouverte lorsque les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord historique à Genève sous forme d'une feuille de route pour instaurer la paix et réouvrir le détroit ; l'accord prévoit une levée progressive des sanctions en échange d'une surveillance des installations nucléaires iraniennes par l'AIEA.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Detroit-de-Malacca--320x174.jpg)


Sénégal
![Tribune | Contrôler l’amont, c’est détenir un actif que le capital seul ne peut acheter [Par Ghislain Tchaou — PDG, Tchaou Group Manufacture] La qualité pour se différencier de la concurrence](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/port-logistique-maritime-450x225.jpg)
![Tribune | Le retour de la politique industrielle : ْْune fenêtre d’opportunité éphémère pour l’Afrique [Par Dr. Sidi Mohamed Dhaker] Parfois, l’histoire ne se répète pas, mais parvient avec insistance à rimer avec elle-même. C’est l’un de ces moments : le retour, ou plutôt la résurgence, de la politique industrielle. Longtemps considérée comme une erreur économique notamment par les institutions de Bretton Woods, elle s’affirme aujourd’hui comme l’outil indispensable dans un monde fragmenté, instable et résolument concurrentiel.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Le-Benin-fait-le-pari-du-textile-pour-industrialiser-son-economie--450x300.jpg)



