Carrefour affiche ses ambitions sans détour. Dans le cadre de son plan stratégique «Carrefour 2030,» dévoilé le 18 février, le géant français vise ni plus ni moins que la place de leader de la grande distribution en Afrique d’ici quatre ans. Objectif : accélérer la croissance et doper la rentabilité, en s’appuyant sur un modèle d’expansion maîtrisé
Le groupe cible une présence dans 22 pays africains, sur les 45 marchés identifiés pour son développement international. Présent sur le continent depuis plus de vingt ans via des franchises, Carrefour reste fidèle à cette stratégie peu capitalistique, fondée sur des alliances locales solides.
Ces derniers mois, l’enseigne a multiplié les partenariats. En Éthiopie, un accord avec Queens Supermarket PLC, filiale de Midroc Investment Group, prévoit la conversion de 13 magasins sous bannière Carrefour en 2026, puis l’ouverture de 17 nouveaux points de vente d’ici 2028. Au Ghana, un partenariat avec Brands For All permettra la reprise de sept magasins précédemment exploités par Shoprite.
Ces accords complètent un dispositif déjà dense : Majid Al Futtaim pilote les opérations en Égypte et en Afrique de l’Est, tandis que CFAO Retail couvre plusieurs marchés francophones. Des franchisés opèrent aussi en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Au total, Carrefour revendique près de 700 magasins en Afrique.
Face à lui, Shoprite, groupe sud-africain basé à Brackenfell, demeure un mastodonte avec 3 478 magasins et plus de 15,6 milliards de dollars de ventes en 2025. Mais le sud-africain a choisi de se recentrer sur ses bastions après plusieurs retraits stratégiques. Carrefour, à l’inverse, avance avec un modèle agile, prêt à occuper les terrains laissés vacants. La bataille du commerce africain ne fait que commencer.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










