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Guinée : La junte perd les pédales et dissout le FNDC

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C’est ce qu’on appelle l’ingratitude. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), un collectif en pointe dans les manifestations sous le régime de l’ancien président Alpha Condé et qui de fait, avait balisé le terrain à l’arrivée de la junte actuelle au pouvoir à Conakry, vient d’être dissout par cette même junte.

Le malheur du FNDC est d’avoir dénoncé la «gestion unilatérale de la transition» par les colonels et décidé de maintenir la pression par des manifestations afin de pousser les militaires à fixer un chronogramme précis et clair pour un retour à l’ordre constitutionnel.

La dissolution du FNDC intervient alors que ce collectif préparait une nouvelle manifestation. L’annonce de la décision avait fuité, lundi au soir, sur les réseaux sociaux à la suite d’un nouvel appel à manifester du FNDC le 17 août sur l’ensemble du territoire pour dénoncer la « gestion unilatérale de la transition » par la junte, ainsi que l’absence de « dialogue crédible » entre la junte, les partis politiques et la société civile, rapporte l’AFP.

Le FNDC, coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile, a été à l’initiative des manifestations organisées les 28 et 29 juillet derniers, interdites par les autorités et où cinq personnes ont été tuées.

Cellou Dalein Diallo, principal opposant guinéen sous Alpha Condé réfugié à Abidjan, a condamné cette décision en estimant que c’était « un coup dur porté à la liberté, la justice, la démocratie et la paix ».

« Pour nous, s’inscrire dans une logique de la confiscation des libertés des citoyens ou faire taire toutes les voix dissonantes ne fera que compliquer davantage la situation », a renchéri l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme et du citoyen (OGDH), qui se dit « très préoccupée » par « la tournure des événements ». Par ailleurs, deux des leaders du FNDC, Oumar Sylla alias Foniké Mangué et Ibrahima Diallo, sont détenus à la prison civile de Conakry après avoir été inculpés de « participation à un attroupement interdit, de pillages, de destruction de biens publics et privés, de coups et blessures volontaires ».

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