“Police masquée qui sème la terreur,” « guerre catastrophique,” pratique“ »abusive »” du pouvoir : de New York jusqu’en Alaska, des millions d’Américains sont attendus dans des cortèges à travers les États-Unis, samedi 28 mars, pour manifester contre Donald Trump
C’est la troisième fois en moins d’un an que l’Amérique est appelée à descendre dans la rue par une coalition d’associations réunies autour du cri de ralliement « No Kings » (« Pas de rois »), le mouvement de contestation le plus important depuis son retour à la Maison Blanche.
La première, qui s’était tenue en juin 2025 – le jour des 79 ans du locataire du Bureau ovale et d’un défilé militaire à Washington – avait rassemblé plusieurs millions de personnes d’un bout à l’autre du pays. La deuxième, en octobre, en avait réuni sept millions de manifestants, selon les organisateurs. Leur ambition est de mobiliser encore plus massivement samedi, au moment où la cote de popularité de Donald Trump est au plus bas, autour de 40%, avec la perspective des élections de mi-mandat en novembre.
Plus de 3.000 rassemblements sont prévus – un chiffre en hausse – dans les grandes métropoles, New York, Chicago ou encore Washington, aussi dans les banlieues et les zones rurales, et même à Kotzebue, petite ville d’Alaska au-delà du cercle polaire, ou sur l’archipel caribéen de Porto Rico. Minneapolis, épicentre de la brutale offensive anti-immigration de Trump et de sa contestation populaire, doit en être le point névralgique avec sa ville jumelle, Saint-Paul.
«Trump veut nous gouverner comme un tyran»
Bruce Springsteen, la légende américaine du rock, farouche critique du président américain, y est attendu avec sa chanson « Streets of Minneapolis, » écrite et enregistrée en 24 heures en hommage aux deux Américains tombés sous les balles d’agents fédéraux en pleine rue au cours des opérations massives de la police de l’immigration, Renee Good et Alex Pretti. “Les habitants du Minnesota (où se trouve Minneapolis, ndlr) ont déjà prouvé qu’ils étaient prêts à défendre la démocratie par -20°C, alors samedi, ce sera du gâteau !”, ont lancé les organisateurs locaux.
“ »Police secrète masquée qui sème la terreur dans nos communautés. Guerre illégale et catastrophique qui nous met en danger et fait grimper nos dépenses. Attaques contre notre liberté d’expression et nos droits civils. Coûts qui poussent les familles au bord du gouffre. Trump veut nous gouverner comme un tyran,” s’indigne le collectif « No Kings. » « Ce qui a commencé en 2025 comme une simple journée de défiance s’est transformé en une résistance nationale au long cours contre la tyrannie,” écrit le mouvement contestataire, qui estime n’avoir « jamais été aussi puissant.”
Selon les organisateurs, deux tiers des personnes voulant se joindre aux manifestations de samedi résident en dehors des métropoles, un ratio en nette augmentation par rapport à la précédente journée de mobilisation.
Avec AFP





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