fbpx

Guinée : motifs du renversement d’Alpha Condé, tout sur les griefs économiques de la junte

Pinterest LinkedIn Tumblr +

La hausse du budget de la présidence et du parlement a causé la chute du pouvoir du Pr. Alpha Condé. Un train de vie exagéré qui reste l’une des raisons de l’émergence du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

Si le Colonel Mamady Doumbouya a agi, c’est aussi face à la saignée financière causée par l’Exécutif. Convoqués le lundi 23 août par décret présidentiel pour une session extraordinaire de l’Assemblée nationale, les députés avaient validé le jeudi 26 août 2021, le projet de Loi des finances rectificative soumis par le ministère du Budget.  Au sortir de cette plénière sur mesure, une explosion des budgets du palais de Sékoutoureya (présidence) et du palais du peuple a été enregistrée. Autrement dit, des lignes budgétaires allouées aux dépenses de fonctionnement ainsi dévoilées comme suit :

La Présidence capte à elle seule 667 355 982 000 Francs guinéens (68,30 millions de dollars US). C’est plus de 174 844 061 000 Francs guinéens (17,89 millions de dollars US) dans le projet de loi des finances rectificative. Comparé à la Loi de finances initiale, c’est une hausse de 35,5%. Ensuite, le parlement guinéen devrait s’offrir 357 819 955 000 FG (+ 84 474 225 000 FG) dans le projet de loi des finances rectificative contre 273 345 730 000 FG dans le projet de loi des finances initiale, soit une hausse de 31%.

Ces hausses budgétaires exponentielles en dépenses de fonctionnement intervenaient dans un contexte de déficit budgétaire d’environ 6000 milliards GNF. Une balance qui n’a nullement empêché le régime défunt de « se servir » au grand dam du contribuable guinéen.

Le CNRD l’avait souligné avant de renverser le Pr. Alpha Condé. On comprend pourquoi la suspension des programmes présidentiels et transactions financières de Sékoutoureya sont de facto gelées. Des audits ont d’ailleurs été lancés et plusieurs barons dont Alpha Condé sont dans le viseur de la justice.

 

Partager.

Répondre