Le 21 septembre 2025, la Guinée a voté : la nouvelle Constitution a été massivement approuvée selon les chiffres officiels. Mais derrière les 90,6 % de « oui », l’opposition crie à la manipulation et dénonce un climat politique verrouillé
Ce dimanche 21 septembre, les électeurs guinéens étaient appelés aux urnes pour se prononcer sur un projet de nouvelle Constitution, dans un contexte politique extrêmement tendu. Selon les résultats provisoires annoncés par la Direction générale des élections (DGE), la nouvelle loi fondamentale a été adoptée à une écrasante majorité de 90,6 % des suffrages exprimés.
Les chiffres communiqués portent sur 200 communes sur les 375 que compte le pays, représentant 19 454 bureaux de vote dépouillés, soit 91,4 % des 23 662 prévus. Un chiffre qui fait bondir une partie de la société civile : plusieurs observateurs indépendants estiment que la participation réelle avoisinerait plutôt les 71 %, loin du taux officiel avancé.
Des résultats contestés par l’opposition
Ce référendum n’a pas échappé à la controverse. Si les autorités saluent un «moment historique» pour la transition démocratique, les critiques fusent. L’opposition politique affirme qu’elle n’a pas été en mesure de faire campagne. Le 22 août, les autorités de transition ont suspendu pour 90 jours trois formations politiques majeures : l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, le RPG et le PRP, leur interdisant toute activité politique, des réunions aux manifestations.
Une Constitution ambitieuse sur le papier
Le texte approuvé prévoit notamment la limitation des mandats présidentiels à deux, ainsi que la création d’un Parlement bicaméral, deux revendications de longue date des forces pro-démocratie. Ce référendum marque le coup d’envoi d’un calendrier électoral chargé : élections municipales, législatives, puis présidentielle devraient suivre dans les mois à venir.
Reste maintenant à connaître les résultats définitifs, qui doivent être validés par la Cour suprême à une date encore non précisée.





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