«Vous êtes venus en Guinée pour investir, afin d’obtenir un meilleur rendement pour vos capitaux. Ces investissements devraient être faits, non pas au détriment de la Guinée, mais également à son profit.»
Et le chef de la junte militaire en Guinée d’ajouter : «C’est cela la coopération gagnant-gagnant. Nous avons mis en place des mesures incitatives pour un climat d’affaires garantissant un retour élevé. Cependant, force est de constater que les attentes ne sont pas comblées du côté de nos populations. Cela ne peut continuer », a mis en garde le colonel Doumbouya, chef de la junte au pouvoir à Conakry dans une nouvelle sortie musclée contre les groupes miniers qui opèrent dans son pays.
Le chef de l’Etat de la transition en Guinée faisait allusion à l’exécution des engagements contenus dans les conventions d’établissement des entreprises exploitant la bauxite qui laissent ouverte l’option de possibles annulations de contrats par l’Etat en cas de non-respect du cahier des charges. Le pouvoir à Conakry rappelle aux différents groupes miniers leur engagement de valoriser localement une partie de la bauxite. Mais la construction des usines de transformation nécessitera la mobilisation des ressources financières de la part de ces multinationales. Dans les sociétés où le Trésor guinéen est actionnaire comme la Compagnie des Bauxites de Guinée – il y détient 49% du capital -, l’Etat devra aussi apporter sa part de financement. Ce qui n’est pas toujours acquis.
Le deuxième défi à surmonter est celui de l’énergie. La transformation de la bauxite requiert d’importantes quantités en énergie et en eau. Deux ressources sur lesquelles d’autres secteurs de l’économie de la Guinée sont en concurrence.
Le rappel à l’ordre du colonel Doumbouya aux groupes miniers a été salué par une partie de la société civile des pays de l’Afrique de l’Ouest, qui y voit «un acte courageux d’un digne fils de l’Afrique», rapporte l’agence Ecofin.





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