Après plusieurs reports et des difficultés techniques sous la mer, Akrake Petroleum annonce désormais une date cible pour le lancement de la production sur le champ offshore de Sèmè. Un calendrier révisé qui se veut rassurant pour les autorités béninoises et les partenaires du projet.

Akrake Petroleum, filiale indirecte du groupe singapourien Rex International, prévoit de démarrer la production pétrolière sur le champ offshore de Sèmè, au large du Bénin, à la fin du mois de janvier 2026. L’annonce a été faite le lundi 12 janvier, actant un décalage par rapport au calendrier initial qui tablait sur une mise en service avant la fin de l’année 2025.
Ce changement de planning marque toutefois une étape clé pour un projet longtemps freiné par des contraintes techniques, mais désormais présenté comme entré dans sa phase finale de préparation.
Le forage d’AK-2H, ultime condition
La mise en production reste suspendue à l’achèvement du forage du puits de production AK-2H, dont les travaux doivent débuter au cours de la semaine du 12 janvier. Selon Akrake Petroleum, les principales infrastructures nécessaires au démarrage sont d’ores et déjà en place.
L’unité mobile de production offshore Stella Energy 1, ainsi que l’unité flottante de stockage et de déchargement Kristina, ont été positionnées sur le site, témoignant de l’état d’avancement du projet et de la volonté de l’opérateur de respecter le nouveau calendrier annoncé.
Une campagne de forage en plusieurs volets
Le programme de forage comprend trois puits stratégiques. Le puits AK-1P, à vocation exploratoire, vise à affiner la connaissance de réservoirs plus profonds encore inexploités. Deux puits horizontaux de production, AK-1H et AK-2H, ciblent quant à eux le réservoir H6, cœur du potentiel productif du champ de Sèmè.
Ces forages doivent permettre à la fois de sécuriser la production initiale et de mieux évaluer les ressources à long terme du site.
Des obstacles géologiques progressivement levés
Akrake Petroleum reconnaît que les opérations ont été ralenties par des difficultés géomécaniques, liées à la traversée de couches de schistes instables situées au-dessus du réservoir. Ces conditions ont entraîné plusieurs incidents techniques et nécessité des reprises de forage, contribuant au retard du projet.
L’opérateur assure toutefois que l’analyse de nouvelles données géomécaniques collectées en cours de travaux a permis d’adapter les paramètres de forage. Ces ajustements auraient facilité la traversée des zones les plus complexes lors du forage du puits AK-2H.
Rassurer les autorités et les partenaires
Cette annonce intervient dans un contexte de forte attente des autorités béninoises et des partenaires du projet. Fin décembre, les difficultés techniques avaient été rendues publiques, sans qu’aucune échéance précise ne soit alors communiquée.
En fixant désormais une date cible, Akrake Petroleum entend redonner de la visibilité au projet et démontrer que les principaux verrous opérationnels ont été identifiés, analysés et, au moins en partie, levés. Une étape décisive pour un champ pétrolier présenté comme stratégique pour le Bénin.





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