Face à plusieurs vents contraires et une situation économique qui condamne beaucoup de titres de presse au «couloir de la mort», un port de salut se profile en 2023 pour l’industrie des médias : miser sur les abonnements, mais aussi la transformation numérique. C’est la conclusion d’une étude du centre de recherche Reuters Institue for Study of Journalism.
Inflation, Covid, urgence climatique… Les préoccupations se multiplient pour l’industrie des médias dans le monde. Selon le dernier rapport du Reuters Institute for the Study of Journalism, seuls 44 % des dirigeants du monde des médias sont confiants pour l’année à venir. Or, il y a un an, avant l’invasion russe de l’Ukraine, l’optimisme était de mise. Des relais de croissance demeurent. Pour 8 sondés sur 10, il faudra continuer à développer les parcs d’abonnés numériques et autres programmes de fidélisation. Comme en 2022, les stratégies d’abonnements en ligne seront la priorité devant la publicité numérique. Plus surprenant : malgré la pression sur le pouvoir d’achat des ménages, plus de 2/3 des répondants s’attendent à une croissance des revenus liés à leurs offres d’abonnements numériques.
Les médias qui continueront à dépendre du papier risquent de connaître des jours sombres.
«Les éditeurs ayant bâti des bases d’abonnés fidèles ou pouvant s’appuyer sur des sources diversifiées de revenus sont les mieux placés pour traverser la tempête actuelle, souligne sous forme de mise en garde, l’auteur de l’étude. Les médias qui continueront à dépendre du papier risquent de connaître des jours sombres. Et de poursuivre en illustrant par la situation de plusieurs journaux aux Etats-Unis qui ont été contraints à des coupes sombres dans leurs effectifs durant les derniers mois de 2022 alors que plusieurs titres locaux ont tout simplement mis la clé sous le paillasson.
De manière générale, les médias sondés dans l’enquête songent à allouer plus de ressources aux podcasts (72 %) et aux newsletters (69 %). Quant à la présence sur les réseaux sociaux, TikTok est la plateforme où le plus d’éditeurs veulent concentrer les efforts en 2023, alors que Facebook et Twitter sont en perte de vitesse. Plus généralement, ils veulent redoubler d’efforts sur les plateformes de vidéos courtes ainsi que sur YouTube.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










