La friche de l’ancienne usine des industries Probiomer sur la commune de La Gouesnière porte une histoire, elle raconte les avatars d’un clan passionné d’innovation autour d’une usine familiale, l’enthousiasme et l’énergie des hommes et des femmes qui l’ont inventée, portée et faite fonctionner. La création d’une nouvelle salle socioculturelle sur ce site consistera à lui donner une seconde vie en le divisant en plusieurs espaces, repensés sur mesure pour accueillir des porteurs de projets dans des domaines variés de la vie associative et citoyenne, l’innovation, la culture, la solidarité…
Le programme de construction de cette nouvelle agora Gouesnérienne a éveillé des souvenirs plongeant dans la redécouverte de photos d’archives qui remontent un demi-siècle en arrière : à l’emplacement historique des industries Probiomer fondées par un bijoutier-horloger de la baie du Mont-Saint-Michel, Théophile Lognoné (1895-1974).
Pendant la crise de 1936, ses travaux avaient reçu la prime d’honneur du ministère de l’Agriculture pour développer ses recherches entre mer et mer. En particulier, sa découverte sur les propriétés du calcium organique vivant pour mieux nourrir la terre. Ce minéral, présent dans le sable coquillier de la baie du Mont-Saint-Michel et des îles du Ponant, permet toujours aujourd’hui de fertiliser des sols et d’améliorer la recherche en nutrition-santé.
Innover et coopérer pour le futur de La Gouesnière constitue aussi un message porteur pour le vivre-ensemble et la vie sociale Gouesnérienne. Aussi, cette nouvelle salle socioculturelle pourrait envisager également un volet mémoriel, gardien du temps des mémoires prêt à transmettre et donner envie aux générations futures de s’engager de la Bretagne aux îles anglo-normandes.
Vers un Espace socio-culturel Tiers-lieu ?
L’emplacement historique des industries Probiomer pourrait devenir un endroit de partage de connaissances, de travail en commun, de dynamisme économique, de médiation culturelle, d’animation sociale… Un lieu convivial où les relations intergénérationnelles seront favorisées.
Cette usine des nouvelles initiatives innovantes et citoyennes fonctionnerait notamment grâce à l’implication d’acteurs locaux et d’associations qui ont besoin d’espaces pour réaliser leurs projets.
Aussi, les élus et techniciens chargés de décider de leur donner la parole et de mettre en place une permanence architecturale pour récolter les idées et besoins.
Les tiers-lieux sont des espaces ouverts et hybrides ayant pour principale vocation de faciliter la rencontre entre des acteurs aux parcours et aux projets variés. Lieux vivants, on y partage et met en lumière les capacités et talents de chacun.
Les tiers-lieux s’intègrent aux projets de développement de leur territoire, en s’adaptant à leur environnement, afin d’apporter une réelle valeur ajoutée au service des usagers.
Les tiers-lieux peuvent accueillir diverses composantes dans des espaces dédiés :
L’INNOVATION
… pour stimuler les processus de création à travers l’intelligence collective, l’expérimentation et le prototypage (ex. : les Fablabs ou laboratoires de fabrication…).
LA VIE ECONOMIQUE
… avec des bureaux de travail partagés et collaboratifs pour entrepreneurs, travailleurs nomades ou entreprises en recherche de flexibilité. On y partage des outils, on croise des expériences, on échange, on imagine des projets. On peut également y dispenser des formations et organiser des séminaires.
LA CULTURE
… afin de partager des connaissances, des savoir-faire, mais aussi organiser des expositions, des concerts, des ateliers…
L’ACTION SOCIALE et SOLIDAIRE
… pour l’écoute et la prise en charge de personnes en difficultés. Mais également, pour l’animation de rencontres autour des enjeux de société, de participation citoyenne, d’actions publiques.
Tiers-lieu d’activités, de création et d’habitation (foyer, résidence artistique…), nombreuses sont les orientations à imaginer pour redonner vie à la pépinière d’idées et d’innovations que doit continuer de transmettre l’ancien site des industries Probiomer.


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