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Interview – Pierre Maldame, Responsable d’activité Projet Production Internationale du Mali

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« Nous accompagnons les sociétés minières
dans l’exploration et la recherche de ressources »

Opérant dans trois domaines l’énergie, l’eau et les mines, Projet Production Internationale (PPI) accorde une place de choix à l’activité minière. Pierre Maldame, Responsable d’activité Projet Production Internationale du Mali, explique la démarche de son entreprise.

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Pierre Maldamé Responsable d’activité Projet Production Internationale du Mali

Pierre Maldamé
Responsable d’activité Projet Production Internationale du Mali

AFRIMAG : Présente au Burkina Faso, au Mali et au Niger, en quoi consiste l’offre de l’entreprise PPI (Projet Production Internationale) dans ces trois pays ?

Pierre Maldame : PPI est actif dans trois domaines d’activité : l’énergie, l’eau et les mines. PPI s’inscrit dans une économie résolument orientée vers le développement des infrastructures de services vitaux pour la population et qui constitue la base du développement économique. Nous sommes aussi impliqués dans le développement d’un des piliers actuels de la croissance et accompagnons les sociétés minières dans l’exploration et la recherche de ressources. Dans l’énergie nous travaillons dans la production du Diesel et du solaire, dans les systèmes de transport et distribution haute tension, comme les lignes électriques, les postes de distribution, mais aussi dans les applications industrielles. L’eau est une activité historique du groupe avec la construction de réseau d’adduction, l’équipement de forage etc. La consolidation des compétences et expériences dans ces deux domaines a permis de mettre en place une cellule de gestion déléguée de service public avec plus d’une cinquantaine de localité en fermage pour l’eau et l’électricité. Enfin le domaine des mines pour lequel nous réalisons des forages d’exploration. Notre démarche de développement local nous permet de nous implanter en profondeur et dans la durée sur nos marchés. Nous travaillons aussi bien pour l’Etat et les grands projets d’investissement que pour les opérateurs économiques que sont les télécoms, les banques, mais aussi l’agroalimentaire et bien entendu le secteur minier. La diversification des activités et la formation des compétences locales assurent une stabilité et une pérennité des affaires malgré les nombreuses crises que nous avons eues à traverser récemment.

PPI se positionne dans de secteurs très capitalistiques. Cela explique-t-il la limitation de vos activités à ces trois pays ?

Nous avons pour démarche de nous implanter dans la durée sur un pays et de développer les équipes à partir des ressources locales avec une intégration verticale des moyens sur un réseau d’agences en région, cela peut limiter les capacités de projection mais nous sommes appelés par nos clients à travailler sur des projets transnationaux pour lesquels notre expérience est appréciée. Par exemple nous travaillons actuellement au Bénin sur un projet d’équipement solaire.

Les secteurs dans lesquels vous vous positionnez dans ces trois pays sont souvent acquis aux entreprises chinoises. Quel a été votre plus ?

Les entreprises chinoises présentent des différences importantes avec notre modèle et s’implantent souvent avec un management chinois pléthorique qui couvre plusieurs échelons intermédiaires. L’utilisation et la valorisation des compétences qui sont présentes dans chaque pays ne sont pas toujours mises en avant. Par ailleurs le haut niveau d’exigence des matériels et le service après vente constituent un pilier de la réputation de notre travail et de la fidélité de nos clients. Il ne s’agit pas de construire et de partir mais de construire pour rester et accompagner notre client dans sa gestion de l’ouvrage. Cela nos clients le comprennent et reviennent vers nous.

Cela étant, nous sommes aussi fournisseurs d’entreprises chinoises pour qui nous travaillons que ce soit au niveau du matériel ou du service.

Qu’est-ce qui vous empêche d’élargir vos activités à d’autres régions du continent au potentiel plus attractif encore ?

Si l’on veut durer il faut construire solidement et cela nécessite du temps. Notre valeur ajoutée est de révéler ce que l’on sait faire localement et de le cultiver. Chaque pays a sa spécificité qui nécessite une connaissance approfondie et une méthode particulière. Il nous faut aussi savoir choisir avec soin les projets que l’on réalise pour que les ressources déployées restent en adéquation avec les structures des marchés.

En Afrique, il faudra souvent faire face aux lenteurs administratives ou encore aux troubles politiques ou sociaux. Comment gérez-vous tout cela ?

Les problèmes dont vous parlez font partie de notre condition. Nous sommes une société africaine, nous nous développons en Afrique depuis presque 30 ans et avons foi dans la résilience des pays face aux différentes crises. Nous ne sommes pas un groupe international qui vient sur une opportunité et qui repartira ensuite.

S’il y a des lenteurs c’est à nous de l’anticiper et de nous organiser pour que le travail continue mais il ne faut pas dépendre d’un seul projet et répartir les risques sur plusieurs typologies de clients et de marché.

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