C’est un nouveau rebondissement du contrat de modernisation et d’extension de l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi sur lequel planent des soupçons de bakchich. En effet, le groupe indien Adani qui avait remporté l’appel d’offres, est en panne de financement et se retrouve en incapacité d’exécuter les travaux
Résultat, le gouvernement kényan a décidé de révoquer ce contrat controversé. Ce deal a été contesté par les opérateurs de l’aviation et la justice kényane, suite à l’inculpation de Gautam Adani, PDG d’Adani, accusé de corruption par la justice américaine.
Passer de 8 millions de passagers actuellement à 30 millions
Cette décision repousse ainsi la mise en œuvre de ce projet symbolique dont l’objectif était de presque quadrupler la capacité actuelle de la plateforme aéroportuaire de Nairobi. Les plans prévoient notamment la construction d’un nouveau terminal pour passagers, des aménagements de la piste, de la voie de circulation et de l’aire de trafic. La capacité annuelle devrait être portée à 30 millions de passagers contre 8 millions actuellement.
L’aéroport de Nairobi opère déjà au-delà de sa capacité, traitant jusqu’à 12 millions de voyageurs, selon les données officielles de 2023. Inaugurée en 1978, cette plateforme ne dispose en effet que de deux terminaux, le second ayant été mis en exploitation en 2015 en raison de la croissance du trafic porté par le dynamisme de l’industrie touristique. Selon la Banque mondiale, les arrivées annuelles de touristes au Kenya se chiffrent à près 2 millions. Le secteur contribue à hauteur de 5,4 milliards de dollars au produit intérieur brut du pays.











