La première économie d’Afrique de l’Est est confrontée à sa pire sécheresse depuis quarante ans. Conséquence, la production agricole décroche et dans la foulée, la croissance. Pour Nairobi, les temps sont durs.
Le rythme de croissance de l’économie kényane a chuté à 4,8 % en 2022 contre 7,6 % en 2021, en raison notamment d’une sécheresse jamais vue dans ce pays depuis quarante ans. Ce déficit des pluies a fait plonger la production agricole, selon des données que vient de publier l’Office national de la statistique (KNBS). Le taux de croissance réalisé l’an passé est en dessous des prévisions du gouvernement, qui avait tablé sur l’hypothèse de 5,5 %. Selon l’Office de la Statistique, le secteur de l’agriculture, la sylviculture et la pêche s’est contracté de 1,6 % en 2022 «en raison de sécheresse». En revanche, les services, notamment le secteur financier, le transport & logistique ainsi que les technologies de l’information et de la communication gardent le tempo.
Au dernier trimestre 2022, la croissance s’est établie à 3,8% seulement contre un taux révisé de 4,3% au trimestre précédent, ce qui représente le rythme le plus faible sur les sept derniers trimestres.
Le ralentissement observé au dernier trimestre de 2022 s’explique essentiellement par une contraction de 0,9% du PIB agricole, qui pèse environ 20% du PIB du pays et emploie plus de 70% de la population rurale. L’industrie manufacturière a progressé de 1,8% contre 6,2% en 2021, tandis que le commerce de gros et de détail table sur une croissance économique de 5,8% alors que le FMI prévoit 5,3%.





Kenya
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