Dans un an seulement, la production devrait démarrer sur le champ de gaz Grand Tortue Ahmeyim (GTA) à cheval sur la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, dont le développement a coûté 4,8 milliards de dollars, selon les deux opérateurs BP et Kosmos Energy.
La Mauritanie s’attend à au moins 19 milliards de dollars de revenus supplémentaires au cours des 30 prochaines années, dans un pays dont le produit intérieur brut a atteint 7,6 milliards de dollars en 2019, soit déjà quatre fois ce qu’il était en 2000.
L’importance de la découverte en 2015 de ce gisement place la Mauritanie et le Sénégal dans l’antichambre des plus importants producteurs de gaz en Afrique avec la commercialisation prévue, sauf incident de dernière minute, en 2023. Dans sa première phase, qui durera jusqu’en 2025, le champ produira 2,5 millions de tonnes par an. La deuxième phase prévoit le doublement de ce volume alors que la troisième, considérée comme la vitesse de croisière du projet, table sur 10 millions de tonnes.
Le champ gazier couvre une superficie de 33 000 kilomètres carrés et contient 1 400 milliards de mètres cubes de réserves.
BP estime la possibilité d’une production de gaz sur une période de 30 à 50 ans.

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