Les investissements injectés par les fonds de capital-risque et de capital-investissement dans les entreprises africaines ont enregistré une spectaculaire croissance de 66% en 2022 pour s’établir 7,7 milliards de dollars, selon un rapport publié par S&P Global Market Intelligence, filiale de l’agence de notation S&P Global Ratings.
Ce bond s’explique essentiellement par l’acquisition de l’opérateur sud-africain d’hôpitaux privés Mediclinic International par un consortium composé du fonds de capital-investissement Remgro (Afrique du Sud) et MSC Mediterranean Shipping (Suisse) pour plus de 5 milliards de dollars.
Le secteur de la santé capte l’essentiel des capitaux
Le nombre des transactions, qui n’intègre pas en compte les opérations finalisées en 2022 mais initiées bien avant et les deals impliquant des fonds de dette privés, a atteint 404 transactions durant l’année écoulée. De la répartition sectorielle, il ressort que le secteur de la santé capte l’essentiel des capitaux (5,6 milliards de dollars). Viennent ensuite les secteurs des technologies, médias et télécommunications (870 millions de dollars), des finances (450 millions), de l’industrie (290 millions de dollars) et des biens de consommation (230 millions de dollars).
Fope Adelowo, directrice chez Helios Investment Partners, un des plus importants fonds actifs sur le continent, souligne que les entreprises technologiques africaines offrent des valorisations d’entrée attrayantes et des taux de croissance de l’ordre de 100 % par an par rapport à leurs homologues américaines. «Les perspectives de croissance des secteurs des technologies, des télécommunications, des médias et des services financiers en Afrique sont non seulement assez positives, mais elles sont aussi, à bien des égards, non-cycliques», ajoute-t-elle.
Selon Helios Investment Partners, les fonds injectés par l’industrie du capital-risque en Afrique se sont multipliés par 10 au cours des cinq dernières années, contribuant à «stimuler l’innovation et à remédier aux inefficacités dans de nombreux secteurs».


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