Seglaro Abel Somé, ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective
Les députés de la transition burkinabè ont adopté, ce lundi, une loi, soumise par le gouvernement, portant activités d’affacturage, notamment la gestion des comptes financiers au Burkina Faso qui devient ainsi le deuxième pays de l’espace UEMOA à autoriser l’affacturage.
Les activités d’affacturage dans l’espace l’UEMOA émanent de la décision des chefs d’Etat qui lors d’un sommet en 2020 ont invité tous les huit pays membres à l’internaliser par une loi. C’est le Togo qui s’est d’abord jeté dans le bain, puis a suivi le Burkina Faso le lundi dernier.
Le ministre burkinabè de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Seglaro Abel Somé situe le contexte de l’adoption de cette nouvelle loi, en ces termes : «Les décisions qui ont été prises au niveau de l’UEMOA ont engagé également le Burkina Faso. C’est la conférence des chefs d’État qui a invité tous les États à l’internaliser. Il s’agit d’une décision à laquelle le Burkina Faso a participé.»
Affacturage ou factoring, de quoi s’agit-il?
L’affacturage, appelé couramment factoring, est une technique de gestion financière qui consiste, pour une entreprise, à confier, dans le cadre d’un contrat, la gestion de ses créances clients à une société financière appelée affactureur ou factor. Pour l’argentier burkinabè, c’est une technique qui permet le financement des entreprises en l’occurrence les petites et moyennes entreprises en ce sens que les entreprises ont un gros problème de financement, et, l’adoption de la loi portant activités d’affacturage, se veut une solution à cette problématique. «Les Crédits bancaires ne sont pas souvent à la portée des PME», soutient le ministre des Finances.
Si les grandes entreprises sont un peu plus à l’aise, pour les petites, c’est plus difficile d’établir des garanties pour financer l’activité. C’est dire donc que cette nouvelle loi ouvre une plus grande possibilité de financement des entreprises.

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Burkina Faso


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