Le géant bancaire marocain améliore sa rentabilité grâce à la baisse du coût du risque et à la progression de ses activités commerciales, dans un contexte international toujours incertain.
Le groupe bancaire marocain Attijariwafa Bank signe un premier trimestre 2026 solide. La banque a enregistré un résultat net part du groupe de 2,9 milliards de dirhams (près de 315 millions de dollars), en hausse de 3,6 % par rapport à la même période de 2025.
Le résultat net consolidé affiche, lui aussi, une progression notable de 5,5 %, pour atteindre 3,5 milliards de dirhams. Quant au produit net bancaire (PNB), il s’établit à 9,3 milliards de dirhams, en croissance de 2,9 % sur un an. Une performance réalisée «malgré un contexte géopolitique international marqué par des incertitudes», souligne le groupe dans son communiqué financier arrêté au 31 mars 2026.
Une activité commerciale toujours dynamique
Cette croissance repose principalement sur la bonne tenue des métiers traditionnels de la banque. La marge d’intérêt progresse ainsi de 7,8 %, tandis que les commissions augmentent de 4,2 %.
Le groupe bénéficie notamment de la dynamique de collecte de l’épargne et de la poursuite du financement de l’économie dans ses différents marchés. Cette évolution confirme la résilience commerciale d’Attijariwafa Bank, aussi bien au Maroc qu’en Afrique subsaharienne.
La forte baisse du coût du risque dope les bénéfices
Le principal levier de rentabilité demeure toutefois l’amélioration de la qualité du portefeuille de crédits. Le coût du risque chute de 33,3 % pour s’établir à 609 millions de dirhams.
Le taux du coût du risque ressort ainsi à 0,51 % des encours clientèle brute, contre 0,82 % un an auparavant. Cette baisse traduit un assainissement progressif du portefeuille de créances ainsi qu’une réduction des provisions pour créances douteuses.
Des charges en hausse qui freinent la performance opérationnelle
Malgré ces résultats encourageants, la performance opérationnelle reste contrastée. Le résultat brut d’exploitation progresse modestement de 1 %, à 6 milliards de dirhams.
Cette évolution s’explique notamment par la hausse des charges générales d’exploitation, qui augmentent de 6,1 %, portée par les investissements continus du groupe. Le coefficient d’exploitation atteint ainsi 31,3 %, un niveau qui reste néanmoins maîtrisé au regard des standards du secteur bancaire.
Des fondamentaux financiers renforcés
Sur le plan bilanciel, Attijariwafa Bank poursuit le renforcement de ses fondamentaux. Les fonds propres consolidés atteignent 83,7 milliards de dirhams à fin mars 2026, en hausse de 9,9 % sur un an.
Parallèlement, les dépôts progressent de 10,8 %, tandis que les crédits consolidés enregistrent une croissance de 5,7 %, traduisant la poursuite de la dynamique commerciale du groupe.
Cap sur la consolidation en 2026
Après un début d’année globalement positif, Attijariwafa Bank aborde la suite de l’exercice 2026 avec prudence. Le groupe entend préserver sa rentabilité dans un environnement international encore marqué par les incertitudes, tout en maintenant son rôle de financeur de l’économie dans ses principaux marchés, notamment au Maroc et en Afrique subsaharienne.





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