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Le commerce intra-africain serait sous-évalué !

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Les échanges commerciaux intra-régionaux sont sous-évalués dans la plupart des études qui ne prennent pas en considération le commerce transfrontalier informel, relève une étude que vient de publier le célèbre think tank américain, Brookings Institution. Ses experts affirment que le poids réel du commerce intra-régional sur le continent est compris entre 22 et 25%, bien au-delà de 16% que retiennent souvent les rapports officiels.  

Pour monter sa modélisation, Brookings Institution a intégré les niveaux élevés du commerce transfrontalier informel pour recalculer le poids des échanges intra-africains.

«Si le commerce transfrontalier informel est un phénomène mondial, les études tendent à s’accorder sur le fait qu’il est beaucoup plus répandu sur le continent africain que dans les autres régions du monde. Dans certains pays africains, ce type de commerce représente plus des deux tiers des flux commerciaux globaux», précise le think tank.  

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Au niveau de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), le commerce informel de part et d’autre des frontières des Etats membres représente 30 à 40% du total des échanges commerciaux. Cela conduit inévitablement à une sous-évaluation du commerce intra-régional dans les études qui ne prennent pas en considération ces niveaux élevés d’échanges informels entre les différents pays du continent, observent les analystes de Brookings Institution.

Dans un scénario où la prévalence du commerce transfrontalier informel s’élève à 30% du total des échanges, le commerce intra-africain se situe à 22% d’après les calculs de Brookings Institution qui prennent 2019 comme année de référence.  

Faible dépendance de trois grandes puissances économiques continentales vis-à-vis des marchés régionaux

Brookings Institution estime par ailleurs que la perception du poids réel du commerce intra-africain est faussée par la faible dépendance de trois grandes puissances économiques continentales vis-à-vis des marchés régionaux. Il s’agit notamment de l’Egypte, du Nigeria et, dans une moindre mesure, de l’Afrique du Sud. L’omission du Maroc est surprenante dans cet échantillon.

L’Egypte a historiquement donné la priorité aux marchés du Moyen-Orient et de l’Europe, alors que le Nigeria exporte l’essentiel de ses hydrocarbures vers l’Europe et l’Asie.

Pour l’Afrique du Sud, des raisons historiques liées à la période de l’apartheid rendent l’économie du pays le plus industrialisé du continent, moins dépendante des marchés voisins

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