Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé hier jeudi 2 mars le décaissement d’une tranche de 32 millions de dollars en faveur de Madagascar dans le cadre d’une Facilité élargie de crédit.
Ce financement intervient alors que l’inflation reste élevée sur fond de stagnation de la croissance économique dans le pays.
Celle-ci devrait s’élever à 4,2% en 2023, selon les prévisions du Fonds monétaire international. Cette prévision s’inscrit dans un contexte de croissance mondiale plus faible et de prix internationaux élevés. Elle fait suite à une croissance économique de 5,2% enregistrée en 2021, qui a marqué une reprise après une contraction de 7,1% du PIB enregistrée en 2020, en pleine pandémie de Covid-19.
Affecté non seulement par les chocs extérieurs, mais également par la crise climatique, Madagascar a signé en 2021 un accord de Facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI, destiné à implémenter des réformes sur 40 mois. A l’issue de la troisième revue de l’accord, le Fonds indique que bien que la mise en œuvre des réformes structurelles s’accélère, « la performance de Madagascar dans le cadre du programme appuyé par le FMI a été mitigée ».
La situation reste globalement fragile, relèvent les experts du Fonds : « Les risques liés à la situation politique intérieure, le faible taux de vaccination contre la Covid-19 et les évolutions mondiales défavorables assombrissent les perspectives de l’économie malgache ». Le FMI invite la banque centrale de Madagascar à se tenir prête à relever encore les taux d’intérêt pour contenir les pressions inflationnistes.
Au total, les décaissements d’urgence au profit de Madagascar s’élèvent à 195,5 millions de dollars au cours des deux dernières années. Cet argent frais vise à accompagner la mise en œuvre des réformes d’amélioration de la gouvernance, de la transparence et de la redevabilité afin d’assurer une croissance plus élevée et plus inclusive, souligne le FMI.





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