Selon les données que vient de publier l’Institut national de Statistique, à fin août 2023, le taux d’inflation culminait à 40,1%, en retrait de 3 points. Mais la composante alimentaire de l’inflation, celle qui frappe de plein fouet les ménages elle, continue de s’embraser pour s’établir à 51,9% malgré un léger recul par rapport à juillet.
En glissement annuel, le taux d’inflation a enregistré une baisse de 3 points de pourcentage passant à 40,1 % à fin août 2023, selon les données publiées par l’Institut national des Statistiques, mercredi 13 septembre. Ses analystes relèvent un recul plus important de la part alimentaire de l’inflation même si celle-ci reste à un niveau très élevé (51,9%) par rapport à l’inflation des biens non alimentaires estimée à 30,9%. C’est 3,1 points de moins par rapport au mois de juillet.
Depuis la sortie de la pandémie du Covid-19, le Ghana est plongé dans une spirale inflationniste que les autorités ont du mal à contenir. Avec une inflation qui progresse de deux chiffres depuis le début de l’année 2022 avec un pic à 54,1% à fin décembre dernier, le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes est littéralement pulvérisé. Ce sont ceux qui consacrent la part la plus importante de leur budget à l’alimentation. La Banque centrale du Ghana (Bank of Ghana) est tout simplement dépassée. Sa seule réponse qui ressemble à un placebo, est de relever le taux directeur qui se situe actuellement à 30%. Comme dans la plupart des pays en Afrique sub-saharienne, le traitement monétaire de l’inflation est tout simplement inefficace étant donné le taux de bancarisation très faible des populations.





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