Sur le marché africain de la bière, la concurrence reste rude. Au-delà de l’ouverture des brasseries, les poids lourds du secteur s’engagent dans l’acquisition d’entreprises sur différents segments de la chaîne de valeur brassicole.
En Algérie, le groupe français Castel vient de signer une lettre d’intention portant sur l’acquisition de 100 % du capital social de la verrerie Alver, une filiale du groupe Condor basée à Oran. L’annonce a été faite dans un communiqué publié par le groupe français.
Cette acquisition qui reste encore soumise à l’approbation des autorités en charge de la concurrence devrait permettre au groupe français qui domine le marché de la bière en Afrique subsaharienne, de mettre la main sur une entreprise jouissant d’une solide position dans l’emballage. Alver est en effet le premier producteur algérien de produits en verre avec une offre couvrant essentiellement le segment des bouteilles et des pots en verre pour les boissons et les produits alimentaires.
Une 4ème verrerie de Castel sur le continent africain
«Cet investissement répond à une volonté de favoriser l’indépendance des activités à l’égard des importations d’intrants et d’emballages et de réduire l’utilisation d’emballages plastiques tout en aidant au développement du verre consigné et recyclable», peut-on lire dans le communiqué.
Plus largement, cette opération offrirait l’occasion au brasseur de disposer d’une 4ème verrerie sur le continent africain après celles au Cameroun, en Angola et au Maroc. Elle s’inscrit en outre dans le cadre d’une stratégie du groupe qui veut faire de l’Algérie, un hub pour ses expéditions de boissons vers l’Afrique de l’Ouest et l’Europe.
Pour rappel, Castel est le numéro deux du marché de la bière sur le continent africain. Le groupe réalise en Afrique près de 80 % de son chiffre d’affaires global grâce à sa société Brasseries et Glacières Internationales (BGI).


![Éclairage | Les opérations de placement réalisées à l’étranger par les institutions financières marocaines : un double contrôle de l’Office des changes et des autorités de contrôle sectorielles [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] À l'instar des investissements marocains à l'étranger, les produits de cession des placements des institutions financières à l'étranger, ainsi que les plus-values, peuvent être réinvestis dans les limites des plafonds fixés pour chaque type d'institution.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Office-des-changes--320x170.jpg)


Algérie![Édito | Aérien : de quels avions avons-nous besoin ? [Par Jean-Louis Baroux] Très certainement, les grands constructeurs que sont Boeing et Airbus se penchent activement sur le sujet et pourtant, on a l'impression qu'ils ne se pressent pas, sans doute parce que les gammes d'appareils actuels sont faciles à vendre et que leur production est maîtrisée. Autrement dit, les deux grands gagnent tellement d'argent sur les avions actuels qu'ils n'ont aucune urgence à développer de nouveaux modèles. Et pourtant, on en aura bien besoin.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/LA380-450x212.jpg)





