Avec un stock de la dette extérieure estimé à 165,36 milliards de dollars, Le Caire s’apprête à affronter une rafale d’échéances de remboursement. Dès l’année prochaine, le pays doit débourser 29 milliards de dollars au titre du service de sa dette en devises ! C’est l’équivalent de 130% du PIB d’un pays comme le Sénégal.
C’est une échéance que les professionnels des marchés financiers et les investisseurs attendent avec une certaine appréhension. En 2024, l’Egypte devra rembourser 29,23 milliards de dollars au titre de remboursements du principal et des intérêts de sa dette extérieure, selon des données que vient de publier la Banque centrale. Après ce pic, le service de la dette entamera un reflux pour s’établir à 19,43 milliards de dollars en 2025 et à 22,94 milliards l’année suivante. Les remboursements ne devraient vraiment diminuer qu’en 2027 et en 2028, années durant lesquelles l’Egypte réglera respectivement 12,11 et 7,5 milliards de dollars à ses créanciers.
Les stocks de la dette extérieure du pays ont atteint 165,36 milliards de dollars à fin mars 2023 contre 162,9 milliards de dollars à fin 2022.
L’agence Moody’s s’était inquiétée de la solvabilité du pays dans un rapport publié en avril dernier. Ses analystes avaient estimé que «la capacité d’endettement et le profil de viabilité de la dette de l’Egypte sont de plus en plus menacés par la baisse des avoirs en devises étrangères du pays.»
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