Mohamed Maait, ministre des Finances égyptien
Alors que les besoins de financement extérieur du pays en 2023 et 2024 sont estimés respectivement à 19 et 22,5 milliards de dollars, le sukuk fait partie d’un programme d’émission d’obligations islamiques d’un montant global de 5 milliards de dollars.
Le Trésor égyptien s’apprête à émettre un sukuk souverain d’un montant allant jusqu’à 1,5 milliard de dollars la semaine prochaine, rapporte l’agence financière Bloomberg mercredi 15 février, citant des sources gouvernementales au Caire. Le gouvernement égyptien va entamer dans les prochains jours les roadshows afin de présenter cette opération aux investisseurs. Le Caire se fera assister par un pool de six banques internationales pour piloter l’émission de cet emprunt souverain. Il s’agit de Citigroup, HSBC Holdings, Abu Dhabi Islamic Bank, First Abu Dhabi Bank, Emirates NBD Bank et Crédit Agricole.
Le sukuk fait partie d’un vaste programme d’émission d’obligations islamiques d’un montant global de 5 milliards de dollars durant les six prochains mois.
L’Egypte, dont l’économie subit de plein fouet les contrecoups du conflit russo-ukrainien, fait face à la flambée de la facture d’importations de produits alimentaires et de carburant. Les besoins de financement extérieurs du pays pour les exercices 2023 et 2024 sont estimés respectivement à 19 milliards et 22,5 milliards de dollars, selon un rapport publié en décembre dernier par l’agence de notation Fitch Ratings.
Avec une dette extérieure du pays de 39 milliards de dollars, Le Caire a conclu à l’automne 2022 un accord avec le FMI sur un plan de financement de 3 milliards de dollars sur 46 mois, en contrepartie d’un programme de réformes portant notamment sur le désengagement de l’Etat de plusieurs secteurs productifs au profit des investisseurs privés locaux et étrangers, le passage à un régime de change flexible et la réduction drastique des subventions aux produits dits de première nécessité. C’est entre autres dans ce cadre que le gouvernement vient d’annoncer l’accélération d’un vaste programme de privatisations de 32 sociétés d’Etat, dont trois banques et deux entreprises détenues par l’armée, un des tout premiers opérateurs économiques du pays !
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)




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