C’est une première depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, emporté par le «Printemps arabe» en 2011. Malgré les troubles des milices islamistes et la partition de fait du pays, les exportations pétrolières ont repris de plus belle, selon les données publiées dimanche 7 janvier par la Banque centrale.
La Libye a en effet engrangé 20,69 milliards de dollars de l’export de l’or noir en 2023. L’institution a également indiqué que les recettes budgétaires totales du pays se sont établies à 125,9 milliards de dinars, soit 26,3 milliards de dollars durant l’année écoulée contre 134,4 milliards de dinars (28 milliards de dollars) l’année précédente.
Dotée des réserves pétrolières prouvées les plus abondantes du continent africain, la Libye peine à s’extirper de plus d’une décennie de chaos sécuritaire et de crises politiques, qui sapent le processus de transition censé tourner la page de quatre décennies du colonel Khadhafi. Les blocages de sites et terminaux pétroliers sont fréquents depuis la chute du régime il y a douze ans. Ils sont liés soit à des protestations sociales, soit à des différends politiques entre des milices rivales qui se répartissent le contrôle du pays.
Alors que deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir, ces blocages ont entraîné un manque à gagner de centaines de milliards de dollars pour le pays qui espère porter sa production pétrolière à 2 millions de barils par jour d’ici 3 à 5 ans, soit un quasi-doublement par rapport au niveau actuel de 1,2 million de barils par jour.

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