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«Le gouvernement a réalisé que l’avocat est le meilleur produit qui peut apporter des devises au pays et renforcer l’économie nationale une fois développé et exporté», indique Mme Chantale Nijimbere, ministre du Commerce. Pour réussir ce challenge, elle estime qu’il est important de mettre en place des mesures dont l’installation d’un centre de collecte au niveau national. Et ce dernier existe déjà dans la commune de Giteranyi, province de Muyinga, au nord du pays. La production d’avocat n’est pas d’ailleurs nouvelle au Burundi. Dans le pays, des milliers d’avocatiers existent.

En vue de booster son économie, le gouvernement du Burundi continue de multiplier les sources de devises. En plus du café, du thé, des minerais, …, il peut compter désormais sur l’exportation de l’avocat, fruit magique paré de toutes les vertus. Le but visé étant d’exporter 11 millions de tonnes d’avocats par an d’ici 2030

D’après Mme Nizigiyimana, plusieurs atouts existent pour le développement de cette plante. Sa rentabilité d’abord. Selon les statistiques de cet office, le palmier à l’huile produit en moyenne, sur des sols relativement marginaux 2,4 tonnes d’huile à l’hectare par an. « Lorsqu’une palmeraie est bien entretenue et irriguée, le rendement peut atteindre facilement 5 tonnes de l’huile à l’hectare par an », précisent ces données, mentionnant que comparativement aux autres denrées alimentaires du pays, le prix du palmier à l’huile reste accessible pour la majeure partie de la population burundaise. Ce qui est un autre atout.

Extension des plantations de palmier à l’huile, multiplication des unités de transformation industrielle, rassemblement des producteurs dans les coopératives…. Des objectifs que s’est fixés l’Office de l’huile de palme du Burundi (OHP) pour rendre plus rentable cette filière. Et ce, dans le cadre de la vision 2040-2060

A Gatumba, une zone de la commune Mutimbuzi, ouest de Bujumbura à la frontière burundo-congolaise, la situation est catastrophique. Des milliers de personnes se trouvent les pieds dans l’eau. Elles passent à la belle étoile.

A Gatumba, une zone de la commune Mutimbuzi, ouest de Bujumbura à la frontière burundo-congolaise, la situation est catastrophique. Des milliers de personnes se trouvent les pieds dans l’eau. Elles passent à la belle  étoile. La route Bujumbura-Uvira est inondée aussi, rendant la circulation très difficile. Les crues de la rivière Rusizi et la montée des eaux du lac Tanganyika n’épargnent pas le parc national de la Rusizi. Ses bureaux administratifs ne sont plus accessibles. Des animaux de ce parc comme les antilopes sont en débandade.

Le Président sud-africain Cyril Ramaphosa se rendra, vendredi 05 mai, en visite officielle à Bujumbura, au Burundi, pour participer au 11ème «Sommet du Mécanisme régional de surveillance de l'accord-cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la République Démocratique du Congo et Région des Grands Lacs », prévu du 04 au 06 mai, a annoncé la Présidence sud-africaine, dans un communiqué.

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) va mobiliser près de 4 millions de dollars pour permettre au Burundi d’acheter d’urgence plus de 3 000 tonnes d’engrais. Cet appui permettra au pays de faire face à ses besoins urgents en engrais pour la prochaine campagne agricole dont la première phase démarre au mois de mai. Les besoins couvrant toutes les phases sont estimés à 145 000 tonnes.