Accusé de malversations économiques, Dieudonné Murengerantwari a été démis de ses fonctions et mis aux arrêts. Son interpellation intervient alors que le pays présente une politique de change marquée par le tarissement des devises.
Le gouverneur de la Banque de la République du Burundi (BRB), Dieudonné Murengerantwari a été arrêté samedi dernier pour «atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale, corruption passive, blanchiment d’argent et détournement des biens publics.» L’information relayée par la presse locale mardi 10 octobre, citant les propos du procureur général de la République, Léonard Manirakiza. Selon le procureur, l’ex-gouverneur de la Banque centrale est «en train de subir des interrogatoires» et les investigations se déroulent «sans difficultés» tout en précisant que la qualification de ces faits n’est que provisoire.
Nommé à ce poste en août 2022, pour un mandat de 5 ans, Dieudonné Murengerantwari avait succédé à Jean Ciza, qui avait dirigé l’institution depuis 2012.
Le nouveau gouverneur de la Banque centrale, Edouard Normand Bigendako, était jusqu’ici administrateur-directeur général de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE). Il hérite d’une banque qui se trouve dans une situation difficile marquée par l’effondrement des réserves de change. Selon le FMI, les réserves en devises continuent à diminuer. Ils s’établissaient à 59,7 millions de dollars (environ 0,5 mois d’importations) à la mi-septembre (contre 1,3 mois d’importations à la fin mars 2023), en raison de la facture des importations et du report des exportations d’or. La norme du FMI est l’équivalent de 3 mois minimum d’importations de marchandises.





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