Tous les articles qui parlent de Tunisie - Page 2

Ce syndicat historique qui a été en pointe lors de la révolution qui avait précipité la chute de Benali en 2011, dit vouloir «protester contre sa répression croissante des critiques» et exige l’ouverture immédiate des négociations salariales. Cette grève pourrait paralyser tout le pays et mettre à rude épreuve un gouvernement déjà à court d'argent, et qui doit affronter la montée du mécontentement de la population face à la dégradation des services publics et la chute du niveau de vie des couches populaires et des classes moyennes.

Le puissant syndicat tunisien UGTT- Union Générale des Travailleurs Tunisiens- a appelé ce vendredi 5 décembre à une grève générale pour le 21 janvier prochain, le premier mouvement de ce genre depuis que le président Kaïs Saïed s'est emparé de tous les pouvoirs en 2021 avant de lancer une répression féroce sur toute voix discordante dans le pays.

Touchés de plein fouet par le déclassement des classes moyennes, ils réclament des salaires décents et mettent en garde contre «un effondrement imminent du système de santé du pays.» Cette montée au créneau des médecins fait suite à une série de manifestations déclenchées par une crise économique qui s'aggrave et des perturbations dans les services publics. Les récentes manifestations à Gabès contre la pollution entraînée par les sites de production de la société nationale de phosphate avaient été un premier coup de semonce envers le pouvoir. Selon les observateurs, cette montée de la fièvre sociale constitue le plus grand défi pour le président Kais Saied au pouvoir en 2021, et qui réprime la moindre contestation, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la cause.

Ils osent défier le régime dans un pays assimilé à « une prison à ciel ouvert » par les organisations de défense des droits humains, du moins ce qu’il en reste, et la société civile. En effet, des milliers de jeunes médecins tunisiens, ont bravé le pouvoir en déclenchant une grève générale mercredi 19 novembre à travers tout le pays.

La Tunisie est aux prises avec une grave crise financière marquée par une dette publique élevée, une croissance faible et un accès limité au financement extérieur depuis le coup de force du président Kais Saied qui a confisqué la quasi-totalité des pouvoirs en 2021. La pression économique a poussé le gouvernement à trouver dans l’urgence des solutions pour stabiliser les finances du pays et maintenir les services publics essentiels.

Le gouvernement tunisien va solliciter en 2026 une avance exceptionnelle de la banque centrale à hauteur de 3,7 milliards de dollars, selon le projet de loi de finances 2026. L’objectif est de combler le déficit budgétaire, compte tenu de la rareté des financements extérieurs. Quelques économistes mettent en garde contre cette «planche à billet déguisée» car elle risque de relancer l’inflation

En 2024, la Tunisie a exporté au total 212.000 tonnes d’huile d’olive générant 1,67 milliard de dollars. A lui seul, le marché américain capte 58 234 tonnes de ce volume pour 480 millions de dollars de recettes. Si les tarifs douaniers "trumpiens" étaient appliqués comme prévu en juillet, la Tunisie supportera un tarif de 28 %, ce qui minerait alors la compétitivité de sa filière d’huile d’olive par rapport à l’Espagne, l’Italie, la Grèce et le Portugal, autres gros fournisseurs des Etats-Unis et concurrents directs. Ces pays, tous membres de l’UE, seraient assujettis à 20 % de droits de douane. Par ailleurs, la filière tunisienne sera en mauvaise posture face à la concurrence de la Turquie, l’Argentine et du Maroc, qui seraient soumis à 10 % des droits de douane.

Alors que la période de grâce de 90 jours accordée en avril dernier par Washington aux pays visés par des droits de douane additionnels s’approche à grands pas, la filière de l’huile d’olive, moteur des exportations agricoles de la Tunisie, est sous pression. Dans un rapport au ton alarmant publié le 19 juin, l’Observatoire tunisien de l’Economie prévient que ce secteur pourrait voir ses positions fondre sur le marché américain, principal débouché de l’huile d’olive tunisienne avec un peu plus de 28 % des expéditions en volume et près de 29 % en valeur

À l’occasion du Salon du Bourget 2025, Bell Textron Inc., une filiale de Textron Inc. (NYSE : TXT), a annoncé la signature d’un contrat de vente de 12 SUBARU Bell 412EPX avec l’armée de l’air tunisienne. Il s’agit de la première commande de cette variante du 412 dans la région. L’appareil servira dans le cadre de missions militaires et sécuritaires polyvalentes. L’armée de l’air tunisienne exploite déjà une flotte de 39 hélicoptères Bell comprenant des UH-1, des 205 et des OH-58.

Le constructeur aéronautique Bell Textron annonce avoir signé, au Salon du Bourget 2025, un contrat historique portant sur la fourniture de 12 hélicoptères SUBARU Bell 412EPX à l’armée de l’air tunisienne. Cette commande destinée à des missions militaires et sécuritaires polyvalentes est la première de ce type en Afrique

De nombreuses PME-PMI africaines souvent pénalisées par la conjoncture, disposent généralement de ressources et d’opportunités sous-exploitées (compétences, capacités de production sous-utilisées, potentialités, temps/hommes, stocks excédentaires, créances improductives, actifs sous-utilisés, etc.), qu’elles peuvent utiliser comme moyen alternatif de paiement (hors trésorerie), en s’inspirant d’un précédent très réussi, fonctionnant actuellement en Suisse.

Les différentes réactions recueilles récemment sur place en Tunisie, en rapport avec la nouvelle loi instaurée par les autorités pour lutter contre le phénomène des chèques sans provision mettent en lumière l’une des problématiques qui se pose aux PME-PMI africaines en général : la nécessité de trouver un «mode de financement alternatif moderne», limitant la dépendance vis-à-vis des liquidités, donnant la sécurité tant aux créanciers qu’aux débiteurs, et facilitant les échanges entre les acteurs économiques