Transparency International a de nouveau rendu public en ce début 2021 son fameux Indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde. Les 54 pays africains ont fait l’objet de notation selon les critères de l’indice, mais peu nombreux sont ceux qui ont réussi à avoir une moyenne supérieurs à 50 points.

Ils ne sont finalement que six pays africains à avoir réussi le challenge d’une moyenne supérieure à 50/100. Les 48 autres se trouvent dans le bas du tableau du classement, synonyme d’un niveau élevé de corruption. Les meilleurs élèves de la classe sont les Seychelles (27e mondial), le Botswana, le Cap-Vert, mais également le Rwanda, Maurice et la Namibie qui ont des notes variant entre 66 et 51 points.
Le top 10 continental est complété par Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie qui sont notés de 47 à 44 points.
Ces pays africains sont largement au-dessus de la moyenne continentale qui n’est que de 32 points, soit la région la plus touchée par la corruption dans le monde.
Le rapport de cette année ne pouvait pas ignorer le contexte de Covid-19 où les pays les plus corrompus sont sans doute ceux qui disposent des moins bons système sanitaire.
«Les différents signalements montrent que la corruption touche l’ensemble de la réponse à la covid-19, qu’il s’agisse de l’accès aux tests de dépistage, aux traitements et aux autres services de santé, que de la passation de marchés publics de fournitures médicales et de la préparation générale aux situations d’urgence», estime Transparency International.
Car, faut-il le rappeler, plus il y a de corruption, plus l’argent public destiné aux établissements de santé est détourné au grand dam des bénéficiaires potentiel de services sanitaires.


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)








