Ce lundi 9 mai, Abidjan accueille la 15e Conférence des parties (COP 15) de la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD).
Au total, les délégués des 196 Etats sont attendus dans la capitale économique de la Côte d’ivoire pour dresser le bilan de la lutte mondiale contre l’avancée du désert, et prendre des engagements pour les prochaines années.
Plusieurs chefs d’Etat africains prendront part à ce rendez-vous. Aux côtés du président Alassane Ouattara, on retrouvera le président RD-congolais Félix Tshisekedi arrivé dimanche soir à Abidjan, ainsi que le togolais Faure Gnassingbé et le président nigérien Mohamed Bazoum, entre autres. Un sommet présentiel et en visioconférence des chefs d’Etat devrait inaugurer cette COP 15, selon les organisateurs.
Le moment fort de cette COP15 sera sans doute les dix jours de négociation entre les délégués. D’ici le 20 mai, l’objectif est de trouver un terrain d’entente entre les différentes parties prenantes à la convention, afin de définir des stratégies communes de lutte contre la désertification en prenant en compte les réalités de chaque pays. D’après l’ONU, l’humanité a altéré 70 % de toutes les terres de la planète et jusqu’à 40 % d’entre elles seraient déjà dégradées. Cette situation accélère le changement climatique, entraînant une perte de la biodiversité, la sécheresse, les inondations, la pauvreté et la faim, notamment. Pour inverser la tendance, les pays s’étaient engagés à restaurer 1 milliard d’hectares dégradés, d’ici 2030, un objectif nécessitant un engagement mondial de 1.600 milliards de dollars pour la décennie en cours.
A Abidjan, les pays africains, pourtant plus exposés aux conséquences de la désertification, auront pour objectif d’harmoniser leurs demandes envers les pays riches pour financer les importants projets structurants qui ont été élaborés dans le domaine. Il s’agit notamment du projet de la Grande muraille verte pour le Sahel et le Sahara qui avait obtenu l’année dernière, des promesses de financement d’une valeur de 10 milliards de dollars.





Côte d’Ivoire
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