Après la France et la Suède, le Royaume-Uni a annoncé lundi 14 novembre le retrait de ses forces du Mali. Les troupes britanniques étaient déployées dans le pays dans le cadre de la Minusma, la mission des Nations unies.
Les casques bleus britanniques n’iront donc pas au bout de leurs trois ans de mandat au sein de la Minusma. Le ministre délégué aux Armées James Heappey a justifié la décision du gouvernement britannique : «deux coups d’Etat en trois ans» à Bamako ont «miné les efforts internationaux pour parvenir à la paix», rapporte une correspondante de RFI.
Il accuse également la junte malienne de sa proximité avec le groupe de mercenaires russe Wagner, appelé par Bamako pour contrer l’émergence de groupes jihadistes dans la région et accusé d’exactions. Londres «ne peut pas déployer son armée dans un pays dont le gouvernement n’est pas enclin à œuvrer pour la stabilité et la sécurité», explique le ministre britannique.
Pour l’instant, aucune date précise n’a été fixée pour le retrait des troupes britanniques stationnées à Gao, mais les observateurs, le processus devrait aller très vite.
Le contingent britannique déployé au Mali compte environ 300 militaires. Dans le groupe, on retrouve des troupes de cavalerie, d’experts spécialisés en explosifs, des hommes en position de combat et du personnel médical.
Dans le Sahel, on reconnaît ces soldats britanniques de la Minusma par leurs nombreux véhicules armés d’une technologie de pointe. Ayant le terrain comme métier, ils organisaient notamment des missions dans les zones difficiles d’accès : dans la région de Gao, mais également plus récemment dans le secteur des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) considéré comme un bastion des groupes terroristes.
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