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Mali : Une caution de 500 millions de FCFA exigée à une ancienne ministre détenue

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La révélation vient de l’hebdomadaire Aujourd’hui Mali qui fait mention de la demande de mise en liberté provisoire de Mme Bouaré Fily Sissoko moyennant la caution de 500 millions de FCFA.

Selon le confrère malien, la demande de mise en liberté provisoire formulée par l’ex-patronne de l’Economie et des Finances sous feu Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), rencontrerait désormais l’assentiment des autorités de la justice. Sauf que le montant de la caution reste bien salé car il faudra décaisser plusieurs centaines de millions. Eu égard peut-être à la nature de l’affaire.

L’achat de l’avion présidentiel pour 20 milliards de FCFA et la fourniture d’équipements au profit des Forces armées maliennes (FAMa) pour plusieurs dizaines de milliards de FCFA en 2014 dans des conditions jugées opaques par la justice, valent à l’ancienne locataire de l’hôtel des Finances d’être incarcérée depuis août 2021.

L’ancien Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, ministre de la Défense au moment des faits, décédé en détention le 21 mars 2022, fut un compagnon d’infortune de Mme Bouaré. Tout comme notre confrère Mahamadou Camara, jadis Directeur de cabinet du président IBK, qui demeure en détention préventive à la prison centrale de Bamako.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la Transition malienne, Madame Fily, tout en plaidant son innocence, en appelait au sens élevé de l’équité et de la justice du Colonel Assimi Goïta pour un dénouement rapide de la procédure pour raisons humanitaires. Pour preuve, elle n’a pu se rendre aux obsèques de sa mère en raison de son statut de détenue préventive. 

Si tout indique que le principe d’une mise en liberté semble acquis, le casse-tête de la caution n’en reste pas moins entier. Où trouver le montant réclamé ? Autant dire qu’on est bel et bien en présence d’une difficulté quasi insurmontable.

En attendant, ses 3 autres collègues du gouvernement d’alors que sont Dr. Boubou Cissé, Tieman Hubert Coulibaly et Mamadou Igor Diarra, aussi ciblés par les même charges, se sont exilés et dénoncent une cabale politique.

 

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