Le Caire a annoncé, hier mercredi 8 février, un vaste programme de privatisations de 32 sociétés publiques dont trois banques et deux entreprises détenues par l’armée, d’ici mars 2024. L’objectif est de mobiliser des ressources budgétaires et relancer une économie secouée par une succession de chocs externes.
«Le gouvernement mettra en vente des participations dans 32 sociétés d’Etat opérant dans plusieurs secteurs, allant de la banque à la distribution des produits pétroliers, en passant par l’immobilier, les assurances et les ports », a déclaré le Premier ministre, Mostafa Madbouly, à l’issue d’une du Conseil des ministres.
Ces privatisations devraient être achevées en mars 2024. Elles prendront la forme d’introductions en bourse, de ventes en bloc à des investisseurs stratégiques ou d’une combinaison de ces deux modalités.
Trois banques figurent sur la liste des ventes : L’Arab African International Bank, Banque du Caire et United Bank.
Au total, les privatisations concernent des entreprises opérant dans 18 secteurs, dont deux firmes détenues par l’armée, en l’occurrence société de production d’eaux minérales National Company for Natural Water in Siwa (SAFI) et la société de distribution de carburant National Company for Petroleum.
Ce vaste programme de cessions des participations publiques vise à renflouer les caisses du Trésor et à relancer la croissance de l’économie. Les besoins de financement extérieurs de l’Egypte pour les exercices 2023 et 2024 devraient atteindre respectivement 19 milliards de dollars et 22,5 milliards de dollars, selon l’agence de notation Fitch Ratings.
Le gouvernement égyptien avait déjà adopté fin décembre 2022 un « Document stratégique sur l’actionnariat des entreprises » qui prévoit un important désengagement du secteur productif, au profit des investisseurs privés locaux et étrangers, en vue de porter la contribution du secteur privé à l’économie à 65% en 2025 contre 30% en 2021.

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