Des nouveaux secteurs de coopération, doubler le nombre des bourses, créer un partenariat économique gagnant-gagnant,…
C’est les résultats des échanges entre une délégation marocaine et celle du ministère burundais des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Des concertations ont duré deux jours à Bujumbura, du 8 au 9 février 2021. Et ce, dans le cadre des consultations politiques et sur invitation de la République du Burundi. A la tête de ces deux délégations, Mohamed Methqal, Ambassadeur-Directeur Général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) et l’Ambassadeur Albert Shingiro, ministre burundais des Affaires étrangères, de la coopération et au développement. Ce dernier a indiqué que ces consultations entrent dans le cadre de renforcement de la coopération et de la solidarité entre les deux pays. «Nous comptons arriver à une nouvelle dynamique à la coopération et élargir des domaines de coopération», a-t-il émis, dans son mot d’accueil de la délégation marocaine.
«Nous remercions le Burundi pour son soutien constant apporté au Royaume du Maroc dans le cadre de sa cause nationale pour la défense et la promotion du Sahara marocain», a déclaré, à son tour, Mohamed Methqal, Directeur général de l’Agence marocaine de la coopération internationale.
Des remerciements aussi aux représentants burundais dans les instances régionales et internationales pour leur travail de coordination et de concertation avec les ambassadeurs de Sa Majesté le Roi du Maroc pour coordonner leurs positions, à la fois, pour défendre les intérêts du Maroc, mais aussi les intérêts du Burundi. En contrepartie, a-t-il souligné, le Royaume du Maroc a toujours veillé à ce que les intérêts du Burundi soient défendus et que le Maroc participe à leur promotion et coordonne les actions diplomatiques de grande envergure.

Selon lui, cette visite à Bujumbura est très importante. «Car, elle doit donner une nouvelle dynamique au partenariat multilatéral qui lie nos deux pays depuis plusieurs années », a-t-il expliqué. Et d’annoncer officiellement la décision prise par les hautes autorités marocaines d’ouvrir une ambassade à Bujumbura. «Dès la semaine prochaine, une équipe technique va arriver à Bujumbura. Elle va œuvrer à travailler, installer et mettre en place ce poste d’une grande importance dans cette région d’Afrique de l’Est.»
Il a également ajouté que cette visite doit contribuer à élargir les horizons dans l’intérêt de la coopération bilatérale. Pour ce qui est du secteur de l’éducation, Mohamed Methqal, le chef de la délégation marocaine a précisé que la composante formation-éducation a été toujours présente. Et face à la demande de l’ambassadeur Albert Shingiro, le chef de la diplomatie burundaise de hausser le nombre des bourses à destination du Maroc, la réponse de M. Methqal a été bien claire et satisfaisante : «Avant qu’on arrive, la décision avait été prise de doubler le nombre des bourses dès la prochaine rentrée académique et de passer à 70 bourses universitaires des Burundais qui viendraient suivre leurs études au Royaume de Maroc.»
Bien plus, le Royaume du Maroc est disposé à offrir de la formation professionnelle qui accompagne ces bourses. Ici, le chef de la délégation marocaine a indiqué qu’il s’agit d’un acte susceptible d’être mis en œuvre dès la semaine prochaine et entrer en vigueur dès la prochaine rentrée académique.
Bientôt, des investisseurs marocains au Burundi
Au cours des échanges, Mohamed Methqal, le chef de la délégation marocaine a aussi dévoilé d’autres secteurs que le Maroc veut apporter plus d’attention dans cette nouvelle dynamique. Il s’agit de l’agriculture, du tourisme, de la santé et des énergies renouvelables. «Nous comptons développer dans les prochaines années des programmes de renforcement de capacité pour les hauts fonctionnaires et les hauts dirigeants de votre pays au Maroc dans ces secteurs-là », a-t-il annoncé. Et d’ajouter que des experts marocains seront envoyés au Burundi pour partager le savoir-faire et l’expérience dans ces domaines. «Dans ce cadre, une délégation multisectorielle devrait arriver à Bujumbura dans les prochaines semaines dès que les conditions sanitaires seront levées pour faciliter les échanges», a-t-il promis. Pour lui, il est temps que cette ancienne coopération diplomatique prenne des dimensions économiques plus importantes. Dans cette perspective, le chef de la délégation marocaine a signalé que le secteur privé de son pays va se mobiliser. «Nous souhaitons travailler avec vous pour que nos deux patronats créent un conseil d’affaires Maroc-Burundi au cours de cette année pour encourager la visite des opérateurs économiques marocains à venir à Bujumbura, visiter le Burundi, explorer des opportunités d’investissements et mettre en place des partenariats gagnants-gagnants entre les opérateurs burundais et marocains.»
Pour réussir, M. Methqal a ainsi signalé qu’une délégation économique va arriver courant 2021 au Burundi pour qu’en 2022, il y ait un forum économique Maroc-Burundi, à Bujumbura avec la participation des opérateurs en provenance de ces deux pays.
«Il faut qu’on travaille de deux côtés pour que nous puissions avoir des accords qui entrent en vigueur, ratifiés cette année afin d’avoir un accord de protection des investisseurs», a-t-il souligné, remettant l’invitation du MAE marocain au chef de la diplomatie burundaise à effectuer une visite au Maroc.
A son tour, l’ambassadeur Albert Shingiro, chef de la diplomatie burundaise se dit satisfait du résultat des échanges et a promis de répondre à l’invitation de son homologue marocain.






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