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Maroc-Exportations : 2020, une année au goût de sucre pour la Cosumar

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En 2020, ce ne sont pas moins de 650.000 tonnes de sucre raffiné qui ont été exportées un peu partout à travers le monde par le géant marocain Cosumar, en hausse de 25%. Autant dire que l’année qui vient de se terminer a eu un goût plutôt de sucre glace, au moment où elle laisse un goût de sel à beaucoup d’entreprises.

Ce ne sont pas moins de 130.000 tonnes qui ont été vendues en Afrique de l’Ouest dans les pays de la Cédéao, pour moitié moins vers les Etats-Unis, avec lesquels le Maroc est pourtant lié par un accord de libre-échange. Mais, la clientèle internationale de la Cosumar se compte par dizaine. En plus de l’Arabie saoudite, de la Turquie…

Depuis quelques années, l’exportation est le nouveau filon de la Cosumar qui ne vendait pratiquement rien hors du Maroc. Aujourd’hui, alors que les six usines du groupe disposent d’une capacité de production de 1,65 million de tonnes, les ventes à l’international représentent 40% de ce volume potentiel, ce qui ne laisse qu’un million de tonnes possibles pour le marché domestique.

Si le groupe se tourne lentement et sûrement vers des marchés à très gros potentiel comme celui des 320 millions de consommateurs de la Cédéao, c’est parce qu’il a vu arriver un nouvel actionnaire, en l’occurrence le géant mondial Wilmar.

D’ailleurs, les investissements du groupe dans certains pays se font à travers Cosumar. C’est le cas en Arabie Saoudite où 40 millions d’euros ont été investis dans une raffinerie ultra moderne d’une capacité de 850.000 tonnes pour aller à l’assaut du marché du Moyen-Orient. En Afrique de l’Ouest, où Cosumar ne manque pas d’ambitions, pour le moment, le principal investissement est fait dans la Comaguis, une unité de 50.000 tonnes détenus à 55% et implantée en Guinée Conakry.

C’est sans doute via la Guinée que la conquête du marché de la Cédéao devrait se faire, même si ce marché unique ouest-africain connaît des législations spécifiques à chaque pays. Par exemple, les Sénégalais n’acceptent que difficilement les importations de sucre sur leur territoire afin de protéger l’industrie locale qui pourtant ne satisfait qu’une très faible part de la demande.

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