Troisième consommateur de blé en Afrique du Nord derrière l’Egypte et l’Algérie, le Maroc va sensiblement augmenter ses importations afin de faire face à la chute attendue des récoltes céréalières dues à une sévère sécheresse qui a frappé le pays.
L’offre en blé tendre a atteint 1,89 million de tonnes, soit une baisse de plus de 65 % par rapport à la précédente campagne.
Les achats de blé sur le marché international pourraient être compris entre 4,5 et 5 millions de tonnes l’année prochaine contre une moyenne de 3 millions de tonnes au cours des dix dernières années, a confié à Reuters, Yann Lebeau, chef de mission Maghreb-Afrique d’Intercéréales, l’interprofession de la filière des céréales en France.
2,5 millions de tonnes de blé tendre vers le Maroc
Pour les exportateurs français, le bond attendu des importations marocaines offre l’occasion de consolider un peu plus la présence sur ce marché, le gouvernement marocain ayant suspendu les droits de douane sur le blé depuis janvier 2022. Les céréaliers français ambitionnent d’expédier un total de 2,5 millions de tonnes de blé tendre vers le Maroc cette année, ce qui représenterait près de 40 % du total des achats marocains de blé. La facture des importations de blé tendre (celui qui sert à la fabrication du pain) a atteint 1,6 milliard de dollars à fin juillet. Pour rappel, au Maroc, le blé tendre compte pour 70 % de la consommation de blé en milieu urbain et 66 % de l’utilisation humaine dans les zones rurales.





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