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Matières premières : 2020, l’année exceptionnelle des négociants

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Alors que l’économie mondiale est entrée dans sa pire récession depuis les années 1930, les négociants de matières premières se frottent paradoxalement les mains. En effet, certains d’entre eux ont vu leur chiffre d’affaires passer du simple au double entre 2019 et 2020, si ce n’est plus.

Le trading a le vent en poupe. Des entreprises comme Vitoil, Trafigura, Gunvor, Glencore ou encore Mercuria, ont pu multiplier par deux, voire par trois, leurs confortables revenus dans le segment du marché pétrolier ou de celui des métaux. Qui aurait pu croire que le deuxième semestre 2020 allait être la meilleure de l’histoire de la société suisse Gunvor ? C’est pourtant le cas, de l’aveu même de son directeur général, Torbjorn Tornqvist.

En réalité, s’ils parviennent à gagner autant d’argent dans un contexte où tout le monde en perd, c’est parce que ce sont ces négociants qui tirent les ficelles des marchés mondiaux de matières premières. Quand ils sont confortablement assis dans leurs bureaux genevois en Suisse, singapouriens, montevidéens en Uruguay, ou johannesbourgeois en Afrique du Sud, aucune transaction entre les producteurs et les consommateurs ne les échappent.

En effet, pratiquement nul ne peut acheter du pétrole ou des métaux voire d’autres matières premières comme le café et le cacao sans passer par eux. Du coup, ils imposent leur loi en amont et en aval, aux producteurs comme aux acheteurs, se faisant au passage d’énormes marges.

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