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Mauritanie : Après l’embellie, le poids de la dette

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En Mauritanie, on reparle, à nouveau, du poids de la dette. Une dette dont le volume serait encore plus important que celle que le pays a réussi à annuler en 2000, en arrivant au point d’achèvement de l’initiative PPTE (Pays pauvre très endetté).

Sidi Ould Tah, ministre des Affaires économiques et du développement

Sidi Ould Tah, ministre des Affaires économiques et du développement

Aujourd’hui, le ministère des Affaires économiques et le ministère des Finances seraient pris dans le piège des emprunts auprès des fonds arabes (BID, FADES, Fonds koweitien, etc), du FMI, la Banque mondiale et la Chine. Des dettes qui arrivent à maturité presque toutes en même temps ayant été contractées lors du premier quinquennat de Mohamed Ould Abdel Aziz, entre 2009 et 2013.

L’avalanche des sanctions attendue face au difficile respect des échéances serait aujourd’hui la peur qui fait grisonner les tempes de ceux qui avaient poussé le pays dans cette voie.

La psychose serait d’autant plus grande que les délais de grâce accordés par les créanciers sont arrivés à leur échéance. Un risque énorme pèserait ainsi sur le pays, qui ne saurait retarder le remboursement des dettes contractées auprès de banques et institutions financières internationales, ainsi que leurs intérêts, sans courir le risque de sanctions lourdes pour son économie.

D’autre part, la poursuite des remboursements de la dette publique exposerait le pays à réserver une bonne partie de son budget général à ce volet, selon plusieurs sources d’information. L’augmentation de la part réservée au remboursement de la dette publique aurait ainsi atteint 15% du budget. Et encore, ce pourcentage ne concernerait que l’intérêt de la dette, le principal à rembourser restant en l’état.

Ce qui fait davantage peur aux responsables et experts nationaux, c’est la chute du prix du fer sur les marchés mondiaux. Ce prix aurait atteint en septembre dernier 82 dollars U.S alors qu’il était de 177 dollars les années passées. A cela s’est ajouté le départ de plusieurs grandes sociétés internationales du marché mauritanien, dont la dernière est la société Sfer Mauritanie, une succursale de la société anglo-suisse Glencore. Ce seraient quelque 900 millions de dollars U.S que le départ de ces sociétés aurait creusé dans l’investissement direct étranger en Mauritanie dans le secteur du fer. C’est ce qui serait à l’origine de l’arrêt complet d’un des projets de production, le projet Askaf, qui devait démarrer en 2017.

La dette publique mauritanienne, au cours du premier quinquennat (2009-2013) s’élèverait à 321 milliards d’UM.

Rien qu’en 2013, la Mauritanie aurait réservé 10% de son budget pour le remboursement de sa dette aux créanciers étrangers et, 30% des remboursements opérés en 2013 représenteraient les intérêts de la dette, pour un principal de 21 milliards UM.

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