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Le gouvernement ghanéen et le FMI ont annoncé, vendredi 15 mai, la fin du programme de facilité élargie de crédit (FEC) conclu entre les deux parties. Ce plan de 3 milliards de dollars, étalé sur 36 mois, visait à restaurer la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette du pays.

Le Ghana a officiellement achevé son programme de sauvetage de 3 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international (FMI), conclu en 2023. Une sortie anticipée saluée par les deux parties, qui ouvre désormais une nouvelle phase centrée sur la consolidation budgétaire, la discipline macroéconomique et la poursuite des réformes structurelles.

Et pour rappeler qui est le patron, le président Diomaye Faye a rencontré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, en marge de l’Africa Forward Summit à Nairobi. Les deux dirigeants ont discuté de solutions potentielles aux problèmes d'endettement du Sénégal. Le président sénégalais et la patronne du FMI ont convenu de poursuivre les discussions, a indiqué le bureau du chef de l’Etat sénégalais dans son communiqué.

Pendant que son Premier ministre Ousmane Sonko tenait un colloque à Dakar sur  «la recherche d’alternatives aux solutions proposées par les institutions de Bretton Woods» avec en vedette, des professeurs et quelques auto-proclamés « économistes » dits « décalés », le cabinet du chef de l’Etat sénégalais a tenu à préciser mardi 12 mai depuis Nairobi à travers un communiqué, que « le président Bassirou Diomaye Faye gère personnellement les négociations avec le Fonds monétaire international  (FMI) » afin de  résoudre une crise découlant de la découverte en 2024 de passifs non déclarés par le précédent régime.

L’agence souligne également la stabilisation de la monnaie nationale, le Cedi, et une nette consolidation des réserves de change, réduisant ainsi les risques de paiement extérieur. Pour l’agence de notation, la croissance du PIB réel restera solide jusqu'en 2027 et s'établira en moyenne à 5 %, soutenue par le boom de l’industrie aurifère, une confiance des ménages renforcée grâce à la baisse de l'inflation, et une diminution du coût de la dette.

L’agence de notation financière Fitch Ratings a relevé vendredi 8 mai, la note à long terme en devises étrangères du Ghana de «B-» à « B » assortie d’une perspective positive. Fitch explique sa décision par la forte baisse du ratio dette publique/PIB, soutenue par une croissance robuste du PIB réel ainsi que d’importants efforts d’assainissement budgétaire.

Cette initiative vise surtout à clarifier la destination effective des fonds empruntés sous le régime d’Ali Bongo au moment où les soupçons de détournements et gabegie mettent à mal la crédibilité du pays auprès des créanciers et des investisseurs internationaux.

Dans l’initiative de Libreville, le parallèle avec ce qui a été fait au Sénégal est inévitable malgré la différence des périmètres. En effet, le gouvernement gabonais a annoncé la création d'une commission spéciale dédiée à l'audit intégral de la dette publique. Cet audit s'étalera sur deux à trois mois et passera au crible la totalité des engagements financiers contractés par le Trésor entre 2016 et 2023. En gros, durant le dernier « septennat » de la dynastie Bongo.

En mission à Nouakchott du 31 mars au 10 avril 2026, une équipe du FMI dirigée par Felix Fischer est parvenue à un accord avec les autorités mauritaniennes sur plusieurs volets clés.

Le Fonds monétaire international et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord au niveau des services portant sur les dernières revues de plusieurs programmes en cours et sur un nouveau dispositif de financement. Objectif : renforcer la stabilité macroéconomique, soutenir les réformes et répondre aux pressions économiques internationales.

Le rapport montre que les remboursements de la dette extérieure des gouvernements africains sont désormais plus de trois fois supérieurs à ce qu'ils étaient en 2012 : «un niveau d’endettement structurellement élevé et des recettes fiscales faibles continueront de poser des risques majeurs et, avec des remboursements de la dette extérieure souveraine qui devraient dépasser 90 milliards de dollars cette année, les vulnérabilités externes se sont également accrues,» assure Benjamin Young, analyste de S&P, auteur du rapport.

Dans une analyse publiée lundi 2 février sur la dette souveraine, l’agence de notation financière S&P Global Ratings a averti que les gouvernements africains sont confrontés à des risques d'endettement croissants, car les échéances de remboursement en devises fortes en 2026 accroissent la pression sur les réserves de change, contribuant aux risques de refinancement.

Le différend est né dans le sillage du défaut de paiement du Ghana en 2022 et de son programme d’assistance avec le FMI. Dans le cadre de sa restructuration de dette, Accra avait tenté d’inclure la créance d’Afreximbank, une option rejetée par la banque qui revendique un statut de créancier privilégié, à l’instar de ses consœurs multilatérales.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé avoir mis un terme à un litige financier avec le gouvernement ghanéen autour d’un prêt de 750 millions de dollars US. Si l’institution financière évoque une résolution «à la satisfaction des deux parties» dans son communiqué, elle reste muette sur les concessions qu’elle a consenties, sous forme de ristournes ou d’abandon de pénalités de retard.