La pêche des petits pélagiques est indéniablement la principale ressource dans les eaux territoriales mauritaniennes. L’IMROP (Institut mauritanien de recherche océanographique et de pêche) qui a achevé ses travaux en février 2023 a confirmé un potentiel avéré de 1 200 000 tonnes.
«L’exploitation de cette filière très délicate a besoin de ses différents acteurs complémentaires qui sont : les navires et embarcations de pêche, les usines de congélation et celles de la farine. La disparition de l’un de ces piliers conduira à l’effondrement de toute cette activité encore dans ces premiers pas», note cependant le rapport de l’IMROP.
Les mesures de l’éloignement des senneurs pélagiques de leurs zones de pêche avait conduit à leur quasi arrêt. Cela a permis de faire le constat suivant : ces zones sont très pauvres en poissons et les senneurs qui alimentent en produits frais les soixante usines de traitement, d’élaboration et de congélation, dont la production est destinée à la consommation humaine et les 15 unités opérationnelles de production de farine et d’huile de poissons sont pratiquement à l’arrêt ou tournent à 15 % de leur capacité.
Cette situation a permis d’engraisser les poissons pélagiques en Mauritanie au bénéfice des pays voisins car les chinchards, sardinelles plates et rondes, mackerels, mulets etc. migrent du Golfe de Guinée vers la Méditerranée et inversement. «La pêche est devenue abondante chez nos voisins qui nous félicitent pour cette décision», fait remarquer l’IMPROP. Il pointe ainsi une situation de crise d’un secteur pélagique qui constitue presque l’essentiel de la pêche en Mauritanie en termes de prises et de création d’emplois.





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