Cette somme a été déboursée par le ministère camerounais de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat) au bénéfice d’un promoteur privé, qui vient de se lancer dans la transformation du cacao. A en croire le patron du Minepat, son département ministériel a appuyé Anatole Nkodo Ze, le promoteur de Fapam Industry, à hauteur de 600 millions de FCFA. Des fonds qui permettront à cet entrepreneur de renforcer les capacités de production de son usine, de 500 kg/h à une production de 6000 kg/h et de générer plus de 600 emplois directs et près de 2000 emplois indirects.Le secteur de la transformation du cacao en beurre ou chocolat est jusque-là le pré carré d’une entreprise sud-africaine qui a ses bureaux à Douala. Désormais donc, Fapam Industry s’engouffre dans ce domaine pour produire de la poudre à cacao, du beurre, bref, de la transformation du cacao au 2e et 3e niveau. Et pour mieux être compétitif, le promoteur de Fapam Industry – qui a installé ses bureaux dans une banlieue de Yaoundé -, continue de rechercher les financements. Un prêt d’Afreximbank est signalé : deux lignes de crédit dont une pour l’achat des équipements d’un montant de 11,152 milliards de FCFA remboursable en 5 ans et une ligne revolving pour l’achat des fèves de cacao d’un montant variant de 2 à 50 milliards de FCFA par an pendant 5 ans, en fonction des besoins.





Cameroun![Tribune | L’Afrique industrielle 2026, regroupée essentiellement en Afrique du Nord et en Afrique australe [Par Henri-Louis Vedie] Ce classement regroupe 54 pays, répartis à partir de leur indice d'industrialisation, compris entre 0,3747 pour le plus faible, celui de Sao Tomé-et-Principe, et 0,8415 pour le plus élevé, celui du Maroc. L'analyse des 54 indices pris en compte dans cette étude, données en valeur 2024, et en les comparant à ceux de 2010, permet de répondre à deux questions : celle, tout d'abord, des pays ayant amélioré leur indice depuis 2010 ; celle, ensuite, des régions africaines (Afrique du Nord, Afrique de l'Ouest, Afrique australe, etc.) ayant une place prépondérante et/ou significative dans le paysage industriel africain.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Industrialisation--450x253.webp)




![Éclairage | Chaînes de valeur agricoles en Afrique : l’agrégation comme levier de souveraineté, d’industrialisation et de transformation systémique [Par Pierre-Samuel Guedj] Pendant longtemps, les politiques agricoles africaines ont principalement été pensées sous l'angle de la production. Produire davantage. Étendre les surfaces cultivées. Accroître les rendements. Or le véritable défi africain n'est plus uniquement celui de la production agricole. Il est celui de l'organisation des chaînes de valeur. Dans ce contexte, une notion devient absolument centrale : l'agrégation.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Champ-de-coton-au-Nord-de-lOuganda--450x185.webp)
