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Les mobiles de la prochaine génération seront déterminants pour la compétitivité

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Avec la pandémie de Covid-19, il a fallu adopter le télétravail pour la plupart des collaborateurs d’Ericsson Rwanda, néanmoins, estime Jacques Kabandana, son country Manager, les performances financières de l’entreprise n’en ont pas souffert. Il revient avec AFRIMAG sur les évolutions récentes dans les télécoms, mais surtout les perspectives des technologies de l’information et des mobiles de la dernière génération, indispensables outils pour assurer la relance. 

AFRIMAG : Comment expliquer que Covid-19 ait eu un impact négatif sur l’entreprise alors que les secteurs du numérique et des télécommunications sont précisément ceux qui sont actuellement en plein essor ?

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Jacques Kabandana : Nous continuons à placer la sécurité de nos employés au premier rang de nos priorités, et plus de 80 % de nos employés travaillent actuellement à domicile. Malgré l’environnement difficile, nous avons obtenu un résultat solide.

Selon notre rapport trimestriel, les ventes organiques du deuxième trimestre sont restées stables et la marge brute s’est améliorée pour atteindre 38,2 % (36,7 %) d’une année sur l’autre (YoY), y compris les effets négatifs des contrats stratégiques. Bien que les effets de Covid-19 créent des incertitudes, avec la visibilité actuelle, nous maintenons les objectifs du groupe pour l’ensemble de l’année.

Pouvez-vous nous parler des actions à court et moyen termes que vous avez prises pour réduire la fracture numérique, notamment en Afrique ?

La région Moyen-Orient et Afrique se différencie des marchés avancés, où le taux de pénétration des abonnements au haut débit mobile est de 100 %, et des marchés émergents, où environ 40 % des abonnements au haut débit mobile sont des abonnements à la téléphonie mobile. D’ici 2025, 82 % des abonnements au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devraient concerner le haut débit mobile, tandis qu’en Afrique subsaharienne, les abonnements au haut débit mobile augmenteront pour atteindre environ 70 % des abonnements mobiles, selon le rapport Ericsson sur la mobilité.

Avec l’ambition de soutenir l’accélération du voyage de numérisation de l’Afrique, nous travaillons conjointement avec nos clients – les fournisseurs de services – et d’autres parties prenantes à travers le continent pour permettre une Afrique numérisée. Ericsson travaille avec les principaux fournisseurs de services du continent, en les aidant à créer de nouveaux services, de nouvelles bases de clientèle et de nouveaux écosystèmes numériques.

Depuis plusieurs années maintenant, la 5G fait l’objet de plusieurs études alarmantes sur son impact négatif sur la santé humaine, notamment en raison des ondes RF-EMF. L’année dernière, le programme national américain de toxicologie a publié une étude révélant que la 5G est responsable de l’accélération du rythme cardiaque observée chez certaines personnes vivant dans des zones équipées d’antennes 5G, mais aussi d’une pression artérielle anormale et d’une carence en minéraux (fer). Ericsson a-t-elle mené, financé ou pris part à des études sur les impacts réels de la 5G sur la santé ?

Les équipements 5G, qu’il s’agisse d’appareils mobiles ou de relais, répondent aux mêmes normes de sécurité que les équipements utilisés dans les réseaux actuels.  Quatre facteurs-clés jouent un rôle dans le maintien de la santé et de la sécurité des réseaux 5G :

1. Les niveaux d’exposition seront inférieurs aux limites de sécurité internationales ;

2. L’accès du public sera limité en cas de besoin ;

3. Les limites d’exposition sont fixées par des organismes indépendants ;

4. Pas d’effets néfastes sur la santé dus aux communications mobiles. 

Pensez-vous que les intérêts économiques devraient avoir la priorité sur la santé et même sur la vie humaine ?

Alors que nous nous préparons à sortir de la crise provoquée par Covid-19, il est nécessaire de relancer les économies et de faire des investissements stratégiques et prospectifs qui, selon nous, doivent inclure la future infrastructure numérique.

En tant qu’infrastructures nationales essentielles, les TIC et les technologies mobiles de la prochaine génération seront des facteurs déterminants pour la compétitivité à long terme de l’économie générale, et agiront comme un stimulant pour accélérer la croissance économique, attirer les investissements futurs et accélérer l’innovation technologique. Nous pensons que les pays doivent donner la priorité aux actions visant à encourager les investissements dans l’infrastructure numérique, notamment en réduisant le coût et en accélérant la disponibilité du spectrum.

 

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