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Mohamed Bazoum : «L’industrialisation de l’Afrique passe par la mise en œuvre de l’Accord sur la ZLECAf»

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Le Président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, a souligné, vendredi 25 novembre à Niamey à l’ouverture du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur l’industrialisation et la diversification économique, que l’industrialisation de l’Afrique passe par la mise en œuvre de l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

«Qui dit industrialisation, dit commerce, leurs dynamiques étant couplées», a indiqué le Président Bazoum, affirmant dans ce sens que l’industrialisation de l’Afrique passe par la mise en œuvre de l’Accord sur la ZLECAf qui, elle, repose sur l’industrialisation.

«Ce qui est bon pour l’une est bon pour l’autre et réciproquement, ce qui est mauvais pour l’une est mauvais pour l’autre», a-t-il dit, ajoutant que «la promotion des deux doit tenir compte de cette dépendance positive afin d’obtenir un développement économique sûr».

Selon le Président du pays hôte, «ce Sommet manifeste l’engagement du leadership de l’UA au plus haut niveau pour accélérer l’industrialisation en vue d’atteindre les Objectifs de Développement Durables 2030 et de l’Agenda 2063 par la mise en œuvre de stratégies concertées avec tous les acteurs, publics et privés».

Le numéro 1 nigérien a aussi plaidé pour la définition des normes d’une industrie à l’africaine. «Pour atteindre nos nobles et ambitieux objectifs d’une Afrique prospère, dynamique, inclusive et durable, il nous faut bien les définir et faire preuve de pédagogie afin de mobiliser les africains autour d’un projet clair et partagé», a-t-il expliqué.

Afrique : 4% du commerce mondial et 17% entre pays du continent

«S’agissant de l’état actuel de l’industrialisation en Afrique, le constat est frappant : hormis quelques exceptions, l’économie africaine reste peu industrialisée, et l’Afrique exporte de la matière première incorporant peu de valeur ajoutée tandis qu’elle importe des produits manufacturés à forte valeur ajoutée», a-t-il relevé.

Ce constat au niveau continental, a poursuivi M. Bazoum, «reste valable au niveau de chacun de nos Etats. Deux chiffres témoignent avec éloquence cet état de fait : la part de l’Afrique dans le commerce mondial est de 4%; le commerce entre pays africains représente 17% de leur commerce global».

Le 17ème sommet extraordinaire sur l’industrialisation et la diversification économique se tient autour du thème «Industrialiser l’Afrique : Renouveler les engagements en faveur d’une industrialisation et d’une diversification économique inclusives et durables».

Il vise à mettre en lumière la détermination et le renouvellement de l’engagement de l’Afrique en faveur de l’industrialisation comme l’un des piliers stratégiques de la réalisation des objectifs de croissance économique et de développement du continent, tels qu’énoncés dans l’Agenda 2063 et l’Agenda 2030.

A la fin du Sommet, il y aura une déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement. Il est également attendu notamment le renouvellement de la détermination et de l’engagement politiques de haut niveau pour accélérer le processus d’industrialisation de l’Afrique, parallèlement aux avancées sur les dispositions de la ZLECAF.

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