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Moncef Ziani, Directeur général de Conseil Ingénierie et Développement

« CID compte parmi les plus grandes sociétés d’ingénierie du continent »

Conseil Ingénierie et Développement tisse sa toile africaine. Après avoir consolidé ses positions en Afrique de l’Ouest et Centrale, voilà qu’il met le cap sur la partie orientale du continent avec un marché remporté par appel d’offres international au Burundi. Moncef Ziani, son PDG, lève le coin du voile sur sa stratégie gagnante.

AFRIMAG : Conseil Ingénierie et Développement « CID » vient de remporter son premier contrat au Burundi dans le cadre d’un appel d’offres international lancé par le gouvernement de ce pays sur financement de la Banque africaine de développement (BAD). De quoi s’agit-il exactement ?

Moncef ZIANIMoncef Ziani : Il s’agit des études de faisabilité et des études techniques de deux barrages dans les provinces de Makamba et de Rutana ainsi que des études d’impact sur l’environnement. CID a remporté ce contrat dans le cadre d’un appel d’offres international lancé par le gouvernement du Burundi sur financement de la BAD (Banque Africaine de Développement).

 

Jusque-là, les contrats remportés par CID en Afrique concernent principalement les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Est-ce à dire que vous avez élargi votre horizon ?

Quand nous avons lancé notre stratégie à l’export, il y a environ 15 ans, nous avons ciblé en priorité les pays de l’Afrique de l’Ouest pour des raisons de proximité et de langue de travail. Nos premiers contrats au début des années 2000 ont été remportés principalement en Mauritanie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Niger.

Depuis près de 7 ans et tout en élargissant nos interventions à d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest, nous avons entamé un plan de prospection et de promotion dans certains pays de l’Afrique Centrale et de l’Afrique de l’Est. C’est ainsi que nous avons remporté ces dernières années de nouveaux contrats au Tchad, au Cameroun, en RDC, au Soudan, à Djibouti et dernièrement au Burundi. L’Afrique de l’Est est un marché très dynamique, plusieurs pays de cette région lancent des programmes d’investissement en infrastructures très ambitieux mais il faut souligner que la concurrence internationale y est très vive avec la présence de sociétés d’ingénierie d’Europe mais également d’Asie.

Depuis plus d’une décennie, développer l’export, notamment en Afrique figure parmi vos priorités. Pourquoi et comment vous vous y prenez ?

L’export a été placé parmi les axes stratégiques de développement de CID dès le début des années 2000 d’abord parce que nous disposions de compétences et de références à même de nous positionner sur des marchés extérieurs mais également parce que notre taille nécessitait d’élargir notre marché afin de réduire notre vulnérabilité sur notre marché domestique qui a connu une diversification très importante de la concurrence et un recul important du niveau des honoraires dans plusieurs domaines où nous opérons. Nous avons, donc à l’époque, engagé un plan d’action de promotion de notre savoir-faire et des missions de prospection auprès des principaux donneurs d’ordre des pays cibles. Bien entendu, ceci a été accompagné en interne par une restructuration de la société et un plan de formation sur des aspects commerciaux.

Quel bilan faites-vous de la présence de CID en Afrique ?

Un bilan très positif. Jusqu’à ce jour nos équipes sont intervenues dans 15 pays de l’Afrique et CID compte parmi les plus grandes sociétés d’ingénierie du continent, connue auprès de la majorité des pays africains et de leurs principaux bailleurs de fonds. Il faut dire également que s’exporter en Afrique constitue pour nos équipes l’occasion de s’ouvrir à d’autres cultures et à d’autres contextes institutionnels et techniques et à nouer des partenariats win-win avec des cabinets locaux.

Quelles sont la nature des chantiers que vous réalisez sur le continent ?

Toutes les équipes de CID opèrent actuellement sur le continent, ce qui fait que nos chantiers sont diversifiés et couvrent les infrastructures de transport (routes, autoroutes et ports), les aménagements hydrauliques (barrages et réseaux d’irrigation), l’hydraulique urbaine (eau potable et assainissement), le bâtiment et l’environnement.

A titre d’exemples, nos équipes supervisent actuellement la construction du grand barrage hydroélectrique Samendéni au Burkina Faso et la construction de la route reliant les villes Bassiknou et Fassala en Mauritanie, conçoivent un projet de transfert d’eau au Soudan sur plus de 500 km et un hôtel au Tchad, assistent le gouvernement du Bénin pour une stratégie nationale de l’environnement et élaborent des études de périmètres irrigués en République Démocratique du Congo.

Généralement, les marchés que vous remportez en Afrique sont financés par les institutions financières internationales comme la Banque mondiale ou encore la BAD. Est-ce une simple coïncidence ?

En fait la plupart des projets que nous traitons font appel à des financements internationaux compte tenu de leurs tailles. Ceci étant, CID opère également sur des contrats à financements locaux puisque plusieurs pays africains disposent d’importantes ressources financières qui peuvent couvrir une partie de leurs plans sectoriels d’infrastructures.

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