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Ce développement s’inscrit dans la mise en œuvre du contrat-programme ambitieux signé en juillet 2023 entre la compagnie et l’État marocain. Ce plan stratégique vise à porter la flotte de RAM à 200 appareils à l’horizon 2037, contre une cinquantaine aujourd’hui. Une transformation en profondeur qui passera également par l’ouverture de nouvelles lignes, notamment vers l’Afrique subsaharienne et les Amériques, deux axes jugés prioritaires par la direction de RAM.

Royal Air Maroc (RAM) poursuit sa trajectoire de montée en puissance. À l’occasion d’une rencontre tenue récemment à Rabat avec des chefs d’entreprise brésiliens, Abdelhamid Addou, PDG de la compagnie nationale, a confirmé l’ouverture de discussions avec le constructeur aéronautique Embraer. L’objectif : intégrer des jets E2 de nouvelle génération à la flotte de RAM, qui exploite déjà quatre Embraer E-Jets de première génération

Et pourtant on ne peut pas dire que les médias traitent le transport aérien d’une manière totalement neutre, surtout depuis la généralisation des réseaux sociaux. Pas de jour sans qu’un entrefilet ne mentionne un incident survenu à bord d’un appareil. Tel vol a été dérouté car un passager se sentait mal, ou qu’une altercation même bégnine est intervenue à bord. Et le traitement est toujours dramatique. Le vol de la compagnie «XY Airlines» a été obligé de faire demi-tour pour tel incident. Certes cela constitue une nouvelle, mais est-ce bien normal de dramatiser ce qui n’est le plus souvent qu’une procédure habituelle destinée à assurer la sécurité des passagers.

Aucun doute, le transport aérien est un des sujets favoris des médias. Cette activité est devenue accessible au grand public même si une toute petite des habitants de la planète l’ont déjà pratiquée. Et puis il n’est pas naturel pour un terrien de se voir propulsé dans les airs, à 10.000 mètres d’altitude pour voler à 900 km/h afin d’arriver à une destination éloignée de plusieurs milliers de kilomètres dans des pays, qui parfois, parlent une langue étrangère. Bref prendre un vol est encore très anxiogène et ce n’est pas la traversée des aéroports qui va apaiser l’appréhension de prendre l’avion. Au moins 50% des passagers ont encore peur dans ce mode de transport

Ont également honoré par leur présence de représentants d’Airbus, de Dnpaf Aéroports et de consultants constitutifs de l’ATAF tels que Guy Delbrel, relations extérieures Afrique, Frank Legre, ancien DG de Bluelink, Frédéric Gagey, ancien DG d’Air France et ancien CFO AF-KLM, et sous la présidence du général Coulibaly. Cette rencontre a permis aux invités de poursuivre les discussions entre acteurs décisionnaires majeurs du secteur de l’aérien.

Mercredi 18 juin s’est tenu, en marge du Salon international de l’aérien, sur la terrasse de l’Aéro-Club du Bourget le Comité Exécutif annuel de l’Association International des Transporteurs Aériens (ATAF), réunissant les Présidents, Directeurs généraux et Présidents de directoire de 10 compagnies aériennes membres de l’ATAF ainsi que des entreprises partenaires telles que Allianz, Travel, Atr, Avico, Bluelink, Embraer, Maureva, Pratt & Whitney Canada, Afmaé ou encore Servair

Ces résultats apparaissent excellents mais le taux de rentabilité qui reste de 3,4% est tout de même très insuffisant. Alors à la tête de IAG, le groupe constitué autour de British Airways et d’Iberia, Willie Walsh, l’actuel CEO de IATA, avait fixé un objectif de 10% au moins, chiffre qui d’ailleurs a été atteint par le même groupe pendant quelques exercices. Comment se fait-il alors que les résultats financiers ne correspondent pas au réel succès de ce secteur d’activité ? Sans parler d’excuses, j’y vois plusieurs explications.

Les chiffres de la dernière Assemblée Générale de l’IATA sont très instructifs. Ils donnent une vision globale du transport aérien et de ses perspectives, même si ces dernières sont revues plusieurs fois par an à la hausse ou à la baisse. Pour la première partie de 2025 la tendance est plutôt de revoir les chiffres à la baisse. Retenons cependant les bons résultats de 2024 : 32,4 milliards de dollars de bénéfice pour 4,89 milliards de passagers, en hausse de près de 10% par rapport à 2023 année qui a marqué le retour du transport aérien à la normale.

Sur les quelque 1200 compagnies aériennes régulières, seules une petite centaine d’entre elles utilisent les facilités dont elles pourraient largement trouver avantage. Cela couvre bien entendu tous les aspects opérationnels, par exemple une pièce de rechange étiquetée AOG (Aircraft On the Ground) en clair un dépannage pour un appareil immobilisé, aura la priorité absolue sur toutes les soutes cargo. Voilà un des aspects, mais les facilités s’exercent également dans la distribution du transport aérien. Or celles-ci sont très souvent peu connues des compagnies petites ou moyennes qui constituent la grande majorité des acteurs, même si elles ne représentent qu’un peu plus de 25% des 1.000 milliards du chiffre d’affaires qui sera très probablement atteint cette année.

Dès son origine, le transport aérien a été dessiné pour être utilisé de la même manière dans tous les pays du monde avec les mêmes contraintes mais également les mêmes possibilités pour tous. Dès la conférence de Chicago qui, en décembre 1944, a créé les bases sur lesquelles le transport aérien é été construit, puis avec la création de IATA en avril 1945 à La Havane, il était clair que ce mode de transport devrait être accessible à tous les peuples 

Revenons dans le passé. Pendant des années, l’icone des compagnies aériennes était la fameuse PAN AM. Elle a régné sur le transport aérien pendant trois décennies au moins. Elle a créé tous les standards encore utilisés de nos jours qu’ils soient reliés aux aspects techniques, opérationnels ou commerciaux. Le nombre des «premières» qu’elle a ouvert est impressionnant, depuis les traversées du Pacifique à bord d’hydravions géants jusqu’à la mise en service de l’extraordinaire Boeing 747 développé par le constructeur sur la demande expresse de Juan Tripe le PDG de la compagnie.

Il est toujours difficile de nommer la meilleure compagnie aérienne au monde. Sur quels critères se baser ? Comment les contrôler ? Comment s’assurer de la continuité du service ? Certes certains classements existent et ils sont faits avec la meilleure objectivité, tout au moins on peut le leur créditer. Et puis chacun peut se faire son opinion et je vous livre ici la mienne

Cela a bien changé et si les fondamentaux : la sécurité, la fiabilité et la recherche d’une technique toujours meilleure sont restés des constantes, il n’en est pas de même pour sa consommation. L’arrivée des «low costs» a tout changé et d’abord la clientèle et la manière de consommer le transport aérien. Cela ne va pas sans certaines contradictions.  

Les créateurs du transport aérien moderne sont soit déjà morts, soit dans la dernière partie de leur vie. Ils ont beaucoup de peine à se reconnaître dans son état actuel. Jusqu’à la fin des années 1970 c’est-à-dire au cours des 35 premières années de cette activité née à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, il était synonyme de luxe. Il faut dire q ue son accès coûtait cher. Finalement les clients payaient pour avoir un confort somme toute sommaire si on le compare à l’état actuel, mais ils avaient l’impression de se déconnecter de la masse populaire condamnée à voir décoller les avions depuis les terrasses des aéroports