La diplomatie britannique défend le principe d’un siège permanent pour l’Afrique dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et d’un «système multilatéral revigoré.»
Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, James Cleverly, le Royaume-Uni vient d’annoncer qu’il soutenait l’octroi d’un siège permanent pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU afin que cet organe de la gouvernance mondiale reflète l’état actuel du monde. «Nous voulons que l’Afrique soit représentée de manière permanente et que l’Inde, le Brésil, l’Allemagne et le Japon deviennent aussi des membres permanents du Conseil de sécurité», a déclaré le chef de la diplomatie britannique.
Pour James Cleverly, les changements démographiques placent le continent africain au premier plan, ce qui rend plus important que jamais de permettre aux pays de cette région de s’exprimer sur les questions qui les concernent, telles que la réduction de la dette, la lutte contre la pauvreté et le dérèglement climatique», a-t-il ajouté. Londres estime que cet élargissement du Conseil de sécurité refléterait mieux un «système multilatéral revigoré plus conforme aux besoins du XXIe siècle.»
Pour le chef de la diplomatie britannique, cette refonte de la gouvernance mondiale doit être aussi étendue à toutes les organisations internationales créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Banque mondiale et FMI compris.
Les accords multilatéraux tels que la charte des Nations unies de 1945 ont bien servi le monde depuis lors, sur des questions allant de la non-prolifération nucléaire au changement climatique. Mais il n’y a aucune garantie de leur survie pour la même période à l’avenir, a prévenu le ministre. Pour lui, cette refonte de la gouvernance mondiale doit être aussi étendue à toutes les organisations internationales créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Banque mondiale et FMI compris.
Le Conseil de sécurité des Nations unies compte 15 membres, dont 5 membres permanents (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni) et 10 membres élus par l’Assemblée générale pour une période de deux ans.
Avec ses 54 pays et 1,3 milliard d’habitants, l’Afrique représente 25 % des membres de l’ONU. Le continent ne dispose cependant que de deux à trois sièges non permanents au Conseil de sécurité. Pourtant, les questions africaines dominent l’ordre du jour de cet organe de maintien de la paix et de la sécurité internationale. «50 % des questions à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et 70 % de celles inscrites au titre du chapitre VII de la charte des Nations unies concernent l’Afrique», avait fait remarquer l’ex-président du Niger, Mahamadou Issoufou, reconverti en médiateur écouté dans plusieurs pays sur le continent. Si tout le monde est d’accord sur le principe, lorsqu’il s’agira de choisir le pays qui occupera le siège permanent de l’Afrique au Conseil de sécurité, les dissensions vont resurgir. Et tout le processus sera bloqué.







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