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Lusaka a en effet concédé 9.000 km² à l'Inde pour l'exploration du cobalt - un composant clé des batteries pour véhicules électriques et téléphones portables - ainsi que pour l’exploration du cuivre, largement utilisé dans la production d'électricité, l'électronique et la construction. La campagne d’exploration durera trois ans et la plupart des analyses seront effectuées dans des laboratoires en Inde. Après avoir évalué le potentiel minier, l’Inde demandera un bail minier à la Zambie et pourrait également inviter des entreprises du secteur privé à participer au projet.

Dans la compétition stratégique qui l’oppose à la Chine sur le continent africain, l’Inde entend rattraper le retard sur son voisin et rival historique. New Delhi vient de dépêcher une équipe de géologues en Zambie pour poursuivre l’exploration des gisements de cuivre et de cobalt, deux minerais critiques dans la transition énergétique, rapporte l’agence Reuters citant des sources gouvernementales indiennes

Les volumes sont en hausse de 13 % en glissement annuel, portés par le dynamisme des plus grandes mines de cuivre du pays. Ainsi, le groupe chinois CMOC, qui exploite les mines Tenke Fungurume et Kisanfu dans la province du Katanga, a annoncé une production de 650 161 tonnes, soit une croissance de 55 % ! Son concurrent, le Canadien Ivanhoe Mines, qui exploite la plus grande mine de cuivre du pays, a produit 437 061 tonnes à Kamoa-Kakula, soit une hausse de 12 % par rapport à 2023.

Les exportations de cuivre ont atteint un volume exceptionnel de 3,1 millions de tonnes en 2024, selon le Rapport de statistiques minières publié par le ministère des Mines. Pour la première fois, la République démocratique du Congo (RDC) dépasse en effet le seuil historique de 3 millions de tonnes du métal rouge à l’export

La société minière congolaise, Gécamines, dont l’Etat est l'actionnaire de référence, a officiellement annoncé lundi 1er juillet dans un communiqué, son opposition à la vente de la société minière Chemaf Resources qui dispose d’un bail de 25 ans sur un permis de cuivre-cobalt en RDC, à son compatriote Norin Mining. «Nous avons appris à travers la presse (ndlr : l’agence Reuters) l’annonce des conditions convenues de la vente de Chemaf Resources et de ses filiales, y compris certains droits sur des actifs appartenant à la Gécamines.

Gécamines, la société nationale congolaise des mines, a décidé de bloquer la cession d’actifs de cobalt-cuivre du groupe chinois Chemaf Resources à son compatriote chinois Norin Mining. Ce veto est un signe de plus de la dégradation des relations et de l’exaspération des opérateurs africains envers leurs partenaires chinois. La Chinafrique commence à tanguer sur le continent

Avec cette performance, la RDC est en avance sur les projections des analyses du cabinet Wood Mackenzie qui le voyait dépasser le Pérou en 2026-2027. Alors que le Pérou s’attend à une production de cuivre de 3 millions de tonnes

La production cuprifère de la République démocratique du Congo en 2023 devrait dépasser celle du Pérou, selon les statistiques provisoires publiées par le ministère des Mines de la RDC. Kinshasa retrouverait d’ici trois ans, le deuxième rang mondial parmi les producteurs du métal rouge

RDC/Cobalt : Tenke Fungurume reprend l’export

Depuis juillet 2022, la joint-venture sino-congolaise de cobalt n’exportait plus de cuivre ou de cobalt depuis son site de Tenke Fungurume situé au Katanga. Associée au Chinois CMOC dans cette société, Gécamines, la société nationale de la RDC, avait obtenu l’interdiction des exportations en raison du différend qui l’oppose à son partenaire chinois sur les redevances minières.

Selon une étude de Bloomberg, construire en RDC une usine d’une capacité de 10.000 tonnes de matériaux pour batteries électriques coûterait trois fois moins cher qu’en Chine et surtout, réduirait la dépendance de l’Europe vis-à-vis de l’Empire du Milieu. Pour rappel, Bruxelles bannira la vente de véhicules de moteur thermique en 2035.