Tous les articles qui parlent de Dette publique - Page 2

Une équipe du FMI dirigée par Pablo Lopez Murphy séjourne à Maputo du 8 au 12 juin, a confirmé le Fonds dans un communiqué. «L’objectif de cette visite est de faire le point sur l’évolution économique récente, de discuter des plans du gouvernement pour assurer la viabilité des finances publiques et de la dette, et d’examiner comment le Fonds peut au mieux soutenir le Mozambique à l’avenir.»

Le Mozambique s'efforce de rétablir le soutien budgétaire direct de la Banque mondiale dans le cadre d'une initiative de stabilisation macroéconomique, a déclaré mardi 9 juin son ministre des Finances, Carla Louveira, alors que le pays accueillait des visites simultanées de haut niveau de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Cette amélioration de perspective intervient après une période de fortes tensions de liquidité sur le budget. En octobre 2024, le gouvernement congolais avait procédé à une opération d'allongement des maturités dans le cadre du Plan National d'Optimisation de la Trésorerie une opération que Moody's avait assimilée à un swap coercitif. Brazzaville avait également enregistré, début 2025, des no-show sur des échéances de la dette sur le marché régional.

Dans un communiqué, l’agence de notation financière Moody's, a annoncé, mercredi 27 mai, le relèvement de la perspective du Trésor du Congo-Brazzaville de stable à positive, tout en confirmant sa note à long terme en devises locale et étrangère à Caa2. Moody’s explique ce réajustement par «la baisse des risques de refinancement de la dette après les opérations de swap sur la dette régionale et le retour sur le marché international de capitaux.” A cela, ses analystes ajoutent l’impact de réformes de gestion des finances publiques mises en œuvre dans le cadre du programme soutenu par le FMI.

Face aux médias, le président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah et le ministre congolais de l’Économie, Ludovic Ngatsé, ont dressé un bilan particulièrement positif de ces cinq jours de tractations de haut niveau. Cette édition 2026 marque un tournant important avec l’adoption formelle des nouvelles orientations stratégiques destinées à remodeler le paysage économique africain.

Le rideau est tombé ce 29 mai sur les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD). Dans un contexte mondial sous tension, l’institution panafricaine et le gouvernement congolais affichent leur satisfaction après avoir entériné une feuille de route historique qui a pour objectif d’accélérer la transformation locale des ressources et moderniser l’architecture financière du continent.

Et pour rappeler qui est le patron, le président Diomaye Faye a rencontré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, en marge de l’Africa Forward Summit à Nairobi. Les deux dirigeants ont discuté de solutions potentielles aux problèmes d'endettement du Sénégal. Le président sénégalais et la patronne du FMI ont convenu de poursuivre les discussions, a indiqué le bureau du chef de l’Etat sénégalais dans son communiqué.

Pendant que son Premier ministre Ousmane Sonko tenait un colloque à Dakar sur  «la recherche d’alternatives aux solutions proposées par les institutions de Bretton Woods» avec en vedette, des professeurs et quelques auto-proclamés « économistes » dits « décalés », le cabinet du chef de l’Etat sénégalais a tenu à préciser mardi 12 mai depuis Nairobi à travers un communiqué, que « le président Bassirou Diomaye Faye gère personnellement les négociations avec le Fonds monétaire international  (FMI) » afin de  résoudre une crise découlant de la découverte en 2024 de passifs non déclarés par le précédent régime.

L’agence souligne également la stabilisation de la monnaie nationale, le Cedi, et une nette consolidation des réserves de change, réduisant ainsi les risques de paiement extérieur. Pour l’agence de notation, la croissance du PIB réel restera solide jusqu'en 2027 et s'établira en moyenne à 5 %, soutenue par le boom de l’industrie aurifère, une confiance des ménages renforcée grâce à la baisse de l'inflation, et une diminution du coût de la dette.

L’agence de notation financière Fitch Ratings a relevé vendredi 8 mai, la note à long terme en devises étrangères du Ghana de «B-» à « B » assortie d’une perspective positive. Fitch explique sa décision par la forte baisse du ratio dette publique/PIB, soutenue par une croissance robuste du PIB réel ainsi que d’importants efforts d’assainissement budgétaire.

Cette initiative vise surtout à clarifier la destination effective des fonds empruntés sous le régime d’Ali Bongo au moment où les soupçons de détournements et gabegie mettent à mal la crédibilité du pays auprès des créanciers et des investisseurs internationaux.

Dans l’initiative de Libreville, le parallèle avec ce qui a été fait au Sénégal est inévitable malgré la différence des périmètres. En effet, le gouvernement gabonais a annoncé la création d'une commission spéciale dédiée à l'audit intégral de la dette publique. Cet audit s'étalera sur deux à trois mois et passera au crible la totalité des engagements financiers contractés par le Trésor entre 2016 et 2023. En gros, durant le dernier « septennat » de la dynastie Bongo.

En mission à Nouakchott du 31 mars au 10 avril 2026, une équipe du FMI dirigée par Felix Fischer est parvenue à un accord avec les autorités mauritaniennes sur plusieurs volets clés.

Le Fonds monétaire international et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord au niveau des services portant sur les dernières revues de plusieurs programmes en cours et sur un nouveau dispositif de financement. Objectif : renforcer la stabilité macroéconomique, soutenir les réformes et répondre aux pressions économiques internationales.